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"Un danger prévisible" : la veuve de Charlie Kirk accuse l'université de l'Utah de défaillances de sécurité et entame les démarches en vue d'intenter une action en justice

Un an après la mort de Charlie Kirk, tué lors d’une prise de parole à l’université d’Utah Valley, sa veuve engage une première démarche juridique contre l’établissement public et l’État de l’Utah. Elle dénonce une série de failles de sécurité qui auraient permis au tireur d’accéder à un toit voisin et de tuer son mari sans être inquiété.

Erika Kirk, dimanche 21 septembre, lors des obsèques de son mari Charlie Kirk

Crédit : Eric Thayer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Eléonore Aparicio

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Un an après la fusillade qui a coûté la vie à Charlie Kirk, sa veuve, Erika Kirk, accuse l’université d’Utah Valley et l’État de l’Utah d’avoir laissé se créer les conditions de l’attaque. Dans un document juridique déposé la semaine dernière, elle affirme que plusieurs défaillances de sécurité ont permis au tireur de s’approcher suffisamment pour abattre le commentateur conservateur lors d’un événement organisé sur le campus.

Charlie Kirk, 31 ans, avait été tué en septembre dernier alors qu’il s’adressait à des étudiants de cette université publique. Cette intervention devait lancer une tournée de conférences universitaires pour son organisation, Turning Point USA.

Le document déposé par les avocats de sa femme constitue une étape préalable indispensable pour préserver le droit d’engager ensuite une action en justice contre des entités publiques, comme l’exige la législation de l’Utah.

Des alertes sur l’accès aux toits

Dans cette réclamation, consultée par le Wall Street Journal, les avocats d’Erika Kirk évoquent "une série d’échecs stupéfiants et de décisions imprudentes". Selon eux, ces choix ont créé "un danger prévisible" pour Charlie Kirk et l’ont laissé "sans défense face au tireur posté sur le toit".

La plainte vise l’État de l’Utah, des responsables de l’université ainsi que la police du campus. Elle soutient que les organisateurs de l’événement ont ignoré des inquiétudes pourtant transmises à propos de l’accès à un toit situé à proximité du lieu de la prise de parole.

Des échanges de SMS reproduits dans le document montrent qu’un responsable de Turning Point USA avait relayé les craintes d’étudiants sur cet accès aux toits. Il demandait au chef de la police universitaire, Jeffrey Long, de "soit en contrôler l’accès, soit autoriser l’un de mes hommes à être présent sur place". Selon la plainte, Jeffrey Long avait répondu : "Je m’en occupe".

L’université, de son côté, n’entre pas dans le détail des accusations. Un porte-parole a simplement déclaré que la priorité de l’établissement restait de "soutenir notre communauté universitaire". 

Une surveillance jugée insuffisante

Le tir mortel a été effectué à environ 400 pieds de distance. Des images du tireur ont été captées par les caméras de surveillance de l’université. Mais dans leur nouveau mémoire, les avocats de la famille Kirk affirment que si ces caméras avaient été surveillées en temps réel, les responsables auraient pu repérer un homme armé se dirigeant vers le toit avant les coups de feu.

Les documents judiciaires indiquent aussi que six policiers du campus étaient en service au moment de l’événement, soit environ un quart de l’effectif total. La police locale, elle, n’était pas présente sur place. C’est sur cet enchaînement précis : accès au toit, surveillance, effectifs mobilisés et réponse sécuritaire, que repose désormais l’offensive judiciaire engagée par Erika Kirk.

Un procès pour meurtre aggravé en préparation

Sur le volet pénal, l’affaire a récemment franchi une nouvelle étape. Début septembre, un juge de l’Utah a estimé qu’il existait suffisamment de preuves pour renvoyer Tyler Robinson devant la justice pour meurtre aggravé, un chef passible de la peine de mort.

Il est aussi poursuivi pour entrave à la justice et subornation de témoin. Les autorités lui reprochent d’avoir tenté de dissimuler son fusil et d’avoir poussé son colocataire à supprimer des SMS et à ne pas coopérer avec les enquêteurs.

Tyler Robinson, 23 ans, a plaidé non coupable. D’après les autorités, il a été identifié après que des membres de sa famille et de son entourage se soient manifestés auprès des forces de l’ordre. Il est détenu depuis son arrestation, intervenue quelques jours après la fusillade.

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