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Ukraine : 40 ans après Tchernobyl, Volodymyr Zelensky accuse la Russie de "terrorisme nucléaire"

Le président ukrainien a accusé, ce dimanche 26 avril la Russie de "terrorisme nucléaire", à l'occasion du 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl, la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Crédit : AFP

AFP - édité par Juliette Vignaud

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De nouveaux bombardements russes sur l'Ukraine ont fait dimanche 26 avril au moins trois morts au lendemain de frappes particulièrement intenses, le président Volodymyr Zelensky accusant la Russie de "terrorisme nucléaire" à l'occasion du 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl

"Le monde ne doit pas permettre que ce terrorisme nucléaire se poursuive, et la meilleure façon d'y mettre fin est de contraindre la Russie à stopper ses attaques irresponsables", a déclaré Volodymyr Zelensky en référence à la guerre déclenchée par l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022. 

La Russie est "une nouvelle fois en train de mener le monde au bord d'une catastrophe provoquée par l'homme", a-t-il ajouté, soulignant que des drones russes survolaient régulièrement Tchernobyl et que l'un d'eux avait percuté sa coque de protection l'an dernier. 

"La plus vaste attaque contre Dnipro"

Alors que l'Ukraine commémore dimanche les 40 ans de la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire, à Tchernobyl, les autorités ont annoncé au petit matin des frappes russes visant des infrastructures dans les régions de Tcheniguiv (nord) et Odessa (sud), sans victimes annoncées dans l'immédiat. 

Dans celle de Soumy (nord-est), une attaque de drones a fait deux morts, des hommes de 48 et 72 ans, dans la localité de Bilopillia à cinq kilomètres de la frontière russe, selon Oleg Grygorov, le chef de l'administration militaire locale. 

Dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), des bombardements mobilisant drones et missiles ont fait un mort et quatre blessés, selon le chef de l'administration militaire, Olexandre Ganja. Dnipro, capitale de cette région, avait été soumise samedi à des vagues de frappes russes pendant plus de 20 heures, faisant au moins huit morts. 

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Le maire, Boris Filatov, a évoqué "la plus vaste attaque contre Dnipro", ville industrielle à une centaine de kilomètres du front. La Russie avait affirmé de son côté avoir mené une "frappe massive" contre "des installations du complexe militaro-industriel et du secteur énergétique, disant agir en réponse à des attaques ukrainiennes contre des infrastructures civiles russes. 

Base russe

En riposte aux bombardements russes sur son territoire depuis quatre ans, l'Ukraine envoie en effet chaque nuit des drones en direction de la Russie, ciblant particulièrement les installations énergétiques. Dans la nuit de samedi à dimanche, la défense anti-aérienne russe a abattu 203 drones ukrainiens, selon le ministère de la Défense, un nombre très élevé par rapport à la moyenne. 

L'armée russe a en particulier intercepté 71 "cibles aériennes" à Sébastopol, important port de la Crimée annexée par la Russie en 2014, selon le gouverneur nommé par Moscou, Mikhaïl Razvojaïev. Il a fait état d'un mort et quatre blessés à la suite de "l'une des attaques les plus massives" ayant visé cette ville qui compte plus d'un demi-million d'habitants et abrite la base historique de la flotte russe en mer Noire. 

Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont au point mort. Le rôle de médiation des États-Unis, qui a permis plusieurs cycles de négociations entre Kiev et Moscou, a été suspendu par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février. 

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