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"C'est une erreur" : 40 ans après Tchernobyl, Brigitte Simonetta est toujours hantée par son bulletin météo controversé

Sur TMC, l'ancienne présentatrice de la page météo d'Antenne 2 est revenue sur son bulletin du 30 avril 1986 dans lequel un panneau "stop" était affiché pour définir les limites du nuage de Tchernobyl au niveau de la frontière de l'Hexagone. Un épisode qui a profondément marqué sa carrière de journaliste.

Bulletin météo du 30 avril 1986 sur Antenne 2

Crédit : Les mensonges de Tchernobyl - TMC

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Thomas Bernardon

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"La plaie est ouverte. Je pense qu'elle ne se refermera jamais." Presque quarante ans après, Brigitte Simonetta est encore hantée par un bulletin météo sur Antenne 2. Celui où l'ancienne présentatrice a affirmé que le nuage radioactif de la centrale nucléaire de Tchernobyl allait s'arrêter avant les frontières de la France.

Nous sommes le 30 avril 1986, quatre jours après l'explosion du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, et la présentatrice annonce : "En France, l'anticyclone des Açores s'est développé. La météo affirme qu'il restera, jusqu'à vendredi prochain, suffisamment puissant pour offrir une véritable barrière de protection. Il bloque en effet toutes les perturbations venant de l'Est".

Au même moment, les téléspectateurs voient s'afficher sur une carte de l'Europe un panneau "stop", une initiative dont elle a assumé être à l'origine. 

Par la suite, la journaliste va nuancer cette déclaration. "Mais attention, ces prévisions sont établies pour trois jours, reste à savoir combien de temps il faudra encore pour éteindre l'incendie". 

Je culpabilise encore, quarante ans après, sur cette erreur, cette faute.

Brigitte Simonetta, ancienne journaliste Antenne 2

Dans le documentaire Les mensonges de Tchernobyl, diffusé le jeudi 16 avril, sur TMC, Brigitte Simonetta se remémore cet événement. "C'est un épisode qui est toujours difficile pour moi. C'est vraiment un épisode douloureux", confie-t-elle, avant de compléter : "Ça fait partie de ma vie".

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La trace demeure indélébile sur l'existence de l'ancienne journaliste du service public. Sa carrière à la télévision a pris un nouveau tournant après ce bulletin météo. "Personne ne m'a demandé à la télé de la quitter. Je me suis punie moi-même", a-t-elle souri, l'œil larmoyant, auprès des journalistes de TMC. Celle qui s'est réorientée professionnellement en 1993 a ajouté : "Je culpabilise encore, quarante ans après, sur cette erreur, cette faute". 

Les déclarations de l'animatrice ont alimenté la rumeur d'un "mensonge d'État" tant l'analyse colportée se voulait rassurante. De surcroît, dans un contexte où les autorités soviétiques n'étaient pas claires sur les circonstances et les conséquences de la catastrophe.

Aujourd'hui, le gouvernement français ne nie pas un survol du pays par le nuage toxique mais l'impact de ce dernier sur la santé de la population reste difficile à déterminer. Et pourtant, selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection, pas mois de 12 milliards de milliards de becquerels, soit 30.000 fois le total des émissions de toutes les installations nucléaires de la planète en 1986, se sont répandus dans le ciel de l'Ukraine après le drame.

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