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Turquie : Recep Erdogan conseille à Jean-Marc Ayrault de "se mêler de ses affaires"

Le président turc n'a pas apprécié les critiques du ministre des Affaires étrangères sur les purges qui ont suivi la tentative de coup d'État du 15 juillet.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara le 20 juillet 2016.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara le 20 juillet 2016.
Crédit : AP/SIPA
Geoffroy Lang & AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé au ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault de "se mêler de ses affaires" mercredi 20 juillet, en réponse à ses critiques sur les purges en Turquie après le coup d'État raté. Dimanche 17 juillet, le chef de la diplomatie française avait réclamé le respect de l'État de droit en Turquie, refusant tout "chèque en blanc" au président Erdogan, qui a lancé une vaste purge au lendemain de la tentative de putsch.

"Il devrait se mêler de ses affaires", a lâché Recep T. Erdogan dans une interview à Al-Jazeera. "Est-ce qu'il a l'autorité pour faire ces déclarations à mon propos ? Non, il ne l'a pas. S'il veut une leçon de démocratie, nous pouvons aisément lui donner", a-t-il poursuivi. Jean-Marc Ayrault avait estimé qu'il "fallait condamner le coup d'État en Turquie, c'est la moindre des choses". Mais "nous voulons que l'État de droit fonctionne pleinement, ce n'est pas un chèque en blanc pour Recep Erdogan", avait-il ajouté.

Les États-Unis font profil bas

"Il ne faut pas faire de purges. Ceux qui ont porté atteinte à la démocratie doivent pouvoir être poursuivis dans le cadre de l'État de droit", a répété M. Ayrault. La vaste purge engagée en Turquie a suscité de nouvelles critiques mercredi du porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert, selon qui "presque quotidiennement, de nouvelles mesures sont prises, qui sont contraires à un mode d'action respectant l'État de droit". Le secrétaire d'État américain John Kerry a toutefois apporté le soutien américain à Recep Erdogan, refusant de "commenter" les purges opérées par Ankara.

Depuis la fin du coup d'État avorté du 15 juillet, le pouvoir turc a procédé à l'arrestation de 2.839 militaires et de plusieurs hauts magistrats, mais aussi d’enseignants. Selon de nombreux observateurs, le gouvernement turc essaye ainsi de se débarrasser des sympathisants du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, accusé d'être le commanditaire du putsch par Recep Tayyip Erdogan.

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