2 min de lecture Justice

Terrorisme : qui est Khassanbeck Tourchaev, le "sniper" français de Daesh ?

Français d'origine tchétchène, Khassanbeck Tourchaev est accusé d'avoir rejoint la Syrie en 2013 pour former les jihadistes au maniement des armes de précision et d'explosifs. Paranoïaque et dangereux, selon les experts, il nie les faits.

Un sniper en pleine mission en Syrie (illustration
Un sniper en pleine mission en Syrie (illustration Crédit : GIUSEPPE CACACE / AFP
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Cassandre Jeannin Journaliste

Khassanbeck Tourchaev, un Français d'origine tchétchène, est jugé ce jeudi 7 novembre par la justice française. Il est soupçonné d'avoir rallié les rangs de l'organisation terroriste en Syrie en 2013 et d'avoir été chef de bataillon et formé de nombreux snipers. 
L'homme de 49 ans aurait été l'un des premiers étrangers à rejoindre la Syrie pour défier le régime de Bachar el-Assad, relate Le Parisien Aujourd'hui en France.  Il aurait ainsi gagné les rangs d'Ahrar al Sham, groupe proche d'Al Qaïda, puis de Daesh. Selon un arrêt de la chambre de l'instruction de Paris, il aurait dirigé pendant plusieurs mois un "groupe de combats", été "formateur expert en explosif" et spécialiste du maniement des fusils de précision. 

Jugé par la Cour d'assises de Paris pour "participation à un groupement en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes terroristes", il nie les faits qui lui sont reprochés. Il a simplement avoué avoir effectué des patrouilles, surveillé des otages et participé à une bataille près d'Alep, le 11 juin 2014.

Il nie la volonté de commettre des attentats en Europe

Arrêté en 2015 en Moldavie, Khassanbeck Tourchaev a affirmé qu'il n'a jamais voulu commettre d'attentats en France. Au sujet de sa rencontre avec Abou Bakr al-Baghdadiil assure qu'il était en danger et qu'il ne partage pas les options idéologiques du calife aujourd'hui décédé. Il a également rappelé aux enquêteur sa "gratitude" envers la France, qui l'a accueilli après les guerres Tchétchénie.

Des propos et vidéos accablantes dans son téléphone

Mais des fichiers audio découverts au cours des investigations démontrent l'inverse de ce qu'il raconte. En effet, en avril 2015, le sniper aurait incité son frère "à voler tout ce qu'il peut, (...) tout casser, mettre le feu car c'est tout ce que ces ordures de Français méritent". Khassanbeck Tourchaev explique que ces propos ont été dits sous le coup d'une "dépression". 

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Des centaines de vidéos de décapitation, d'entraînements de snipers et des manuels "tactiques d'assaut" ont été retrouvées dans son téléphone. "Il s'agissait de dissuader (ses) enfants de se livrer à de telles exactions", s'est-il justifié. Pour lui, cette affaire relève d'un "complot ourdi par les services secrets russes avec la complicité béate de la justice française".

Un homme paranoïaque et dangereux ?

Considéré par les renseignements français comme un "extrémiste religieux", Khassanbeck Tourchaev aurait un "trouble sévère de la personnalité de type paranoïaque" signe d'une "double dangerosité, à la fois criminologique et psychiatrique", selon les experts psychiatres. 

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