2 min de lecture Politique

Tensions en Méditerranée orientale : 3 questions pour tout comprendre

ÉCLAIRAGE - Les tensions se sont renforcées ces derniers jours en Méditerranée orientale, zone riche en hydrocarbures, Athènes accusant Ankara d'y effectuer des recherches énergétiques illégales dans ses eaux.

Un Rafale français sur le porte-avion Charles-de-Gaulle le 22 novembre en Méditerranée orientale.
Un Rafale français sur le porte-avion Charles-de-Gaulle le 22 novembre en Méditerranée orientale. Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Camille Descroix
Camille Descroix
et AFP

Tensions vives en mer Méditerranée. La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l'appétit des pays riverains et renforcé les tensions entre la Turquie et la Grèce, deux pays voisins aux relations régulièrement ponctuées de crises.


Athènes accuse Ankara de violer son territoire en effectuant des recherches énergétiques au sud de l'île grecque de Kastellorizo mais la Turquie refuse d'admettre que ce petit territoire, situé près de ses côtes, limite son champ d'action.

La situation s'est notamment détériorée après le déploiement lundi 10 août par Ankara d'un navire de recherche sismique pour effectuer des recherches de gisements dans une zone revendiquée par Athènes. La France, qui dénonce les actions "unilatérales" de la Turquie, est venue en aide à la Grèce en déployant un arsenal militaire, marquant ainsi une nouvelle escalade des tensions avec Ankara.

Que se passe-t-il exactement en mer Méditerranée ?

Les tensions se sont ravivées entre la Grèce et la Turquie depuis que cette dernière a annoncé vouloir élargir ses recherches d'hydrocarbures dans une zone disputée de la Méditerranée orientale. 

À lire aussi
Le Sénat (illustration) élections sénatoriales
Sénatoriales 2020 : la droite majoritaire, percée des Verts... Découvrez les résultats

Lundi 10 août, le pays d'Erdogan a déployé un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, et ayant pour objectif de repérer d'éventuels gisements sous-marins, dans le sud-est de la mer Égée. Une violation des frontières maritimes, a aussitôt dénoncé la Grèce. 

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a assuré que son pays ne chercherait pas à aggraver la tension mais a prévenu "qu'aucune provocation ne resterait sans réponse". La Grèce a appelé, mardi, l'Union européenne à organiser une réunion d'urgence.

Pourquoi la France vient-elle à la rescousse de la Grèce ?

Ce jeudi 13 août, en soutien à la Grèce, la France a annoncé avoir déployé temporairement deux chasseurs Rafale et deux bâtiments de guerre en Méditerranée orientale pour faire "respecter le droit international".

Le 23 juillet dernier, Emmanuel Macron avait vivement critiqué la "violation" des souverainetés grecque et chypriote par la Turquie. Paris a aussi condamné une frappe aérienne turque en Irak.

Emmanuel Macron a déploré mercredi "les tensions provoquées par les décisions unilatérales de la Turquie en matière d'exploration pétrolière". Il a aussi appelé à une "plus grande concertation" entre Ankara et Athènes sous médiation allemande.

Comment a réagi la Turquie ?

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu jeudi soir qu'une attaque contre un navire d'exploration turc se payerait au "prix fort", laissant entendre qu'un incident s'était déjà produit.

"Nous leur avons dit : 'Ne pensez même pas à attaquer l'Oruç Reis, vous payerez le prix fort si vous attaquez notre Oruç Reis'. Et ils ont eu la première réponse aujourd'hui", a déclaré le président turc dans un discours devant son parti, sans donner aucun détail. Interrogé par l'AFP, le ministère grec de la Défense a nié tout incident.

Plus tôt dans la journée, M. Erdogan avait annoncé s'être entretenu avec la chancelière Angela Merkel. "Il a plaidé pour un règlement des problèmes dans le cadre du droit international et des principes de dialogue et d'équité", a déclaré Ankara. La chancellerie allemande a confirmé l'entretien, sans plus de précisions.

Le président turc a par ailleurs lancé une nouvelle charge contre Emmanuel Macron après le déplacement très médiatisé de son homologue à Beyrouth, deux jours après l'explosion monumentale qui a ravagé le port et plusieurs quartiers de la capitale libanaise.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Politique Méditerranée Grèce
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants