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Tchad : deux membres du GIGN blessés dans une mystérieuse fusillade

En mission au Tchad en mars dernier, deux gendarmes du GIGN ont été blessés lors d'un échange de coups de feu avec des membres des services tchadiens.

Deux gendarmes du GIGN ont été blessés en mars à N'Djamena lors d'un échange de coups de feu avec des membres des services tchadiens (Illustration)
Deux gendarmes du GIGN ont été blessés en mars à N'Djamena lors d'un échange de coups de feu avec des membres des services tchadiens (Illustration)
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP

Que s'est-il vraiment passé à N'Djamena, la capitale tchadienne, le 27 mars dernier ? Blessés dans une mystérieuse fusillade contre les membres des services tchadiens, les intentions de deux gendarmes du GIGN face à un trafic d'armes restent encore à déterminer.

Les faits se déroulent il y a un peu plus de deux mois. En mission de formation au Tchad, ces deux adjudants-chefs d'une quarantaine d'années se sont rendus la veille de leur départ à un rendez-vous par un de leurs leurs élèves, un gendarme tchadien. Or ce stagiaire était surveillé par les services de renseignement locaux dans le cadre d'une enquête sur un trafic de kalachnikov.

Selon les deux membres de l'unité d'élite de la gendarmerie française, ce rendez-vous avait pour objectif de remettre au gendarme tchadien un disque dur avec des données sur le cours qu'ils avaient prodigué. Or une autre version affirme que le Tchadien leur aurait proposé des armes.

Un possible trafic d'armes

Quelle a été l'attitude des Français face à une telle offre ? Une enquête a été diligentée au Tchad pour le déterminer. Selon une des sources proche du dossier, ils auraient expliqué n'avoir pas fermé la porte car cela les intéressait en terme de renseignement. Quoiqu'il en soit, arrivés en fin de soirée sur le lieu de dans une voiture banalisée, ils découvrent non pas le gendarme tchadien mais des civils armés. S'ensuit alors un échange de coups de feu, à la kalachnikov côté tchadien, au Glock (pistolet réputé fabriqué en Autriche) pour les Français.

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Deux Tchadiens sont légèrement touchés, tandis que les deux militaires français sont blessés, le plus âgé très grièvement au thorax, ses jours étant un temps en danger. Ils parviennent toutefois à prendre la fuite et à se réfugier dans le centre de commandement militaire français situé non loin de là. Admis dans un hôpital militaire parisien après son évacuation, le plus gravement touché des deux formateurs du GIGN n'a pas encore été entendu.

Qui a ouvert le feu en premier ? Une enquête judiciaire est menée par les autorités tchadiennes pour le déterminer et un autre axe d'investigations porte sur un possible trafic d'armes. Selon une source judiciaire française, une procédure parallèle a été engagée à Paris.

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