2 min de lecture Guerre

Syrie : l'ONU accuse Bachar al-Assad d'une attaque au gaz sarin en avril

Selon l'ONU, le gouvernement syrien serait responsable d'une nouvelle attaque au gaz sarin contre son propre peuple faisant 87 morts, quatre ans après les bombardements de 2013.

Des Britanniques manifestent contre le dirigeant syrien en août 2017, quatre après la première attaque chimique au gaz sarin
Des Britanniques manifestent contre le dirigeant syrien en août 2017, quatre après la première attaque chimique au gaz sarin Crédit : Szymanowicz/Shutterstoc/SIPA
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
et AFP

Quatre ans après l'attaque aux armes chimiques en Syrie qui avait ému la communauté internationale, la Syrie remet ça. D'après des enquêteurs de l'ONU, le gouvernement syrien est responsable de l'attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun, le 4 avril dernier, ville rebelle de la province d'Idleb

Cette attaque avait fait 87 morts, dont "la plupart était des femmes et de enfants", précise le rapport de la Commission d'enquête de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Syrie, publié mercredi 6 septembre. "L'utilisation du gaz sarin à Khan Cheikhoun le 4 avril par les forces aériennes syriennes constitue des crimes de guerre", conclut-il. Le gouvernement syrien, allié à la Russie, réfute toute utilisation de ces substances neurotoxiques.

La Commission, créée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU en 2011, n'a jamais reçu le feu vert de Damas pour se rendre en Syrie. Elle n'est pas la seule à se pencher sur cette attaque du 4 avril. Une commission conjointe de l'ONU et l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) enquête en effet aussi. 

Le 21 août 2013, Bachar al-Assad a été accusé du même crime. Selon les services américains, cette attaque d'une ampleur sans précédent avait coûté la vie à 1.429 personnes, dont 426 enfants. Le 14 septembre 2013, l'État syrien avait pourtant adhéré à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Jeudi 6 avril 2017, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a fait savoir qu'une enquête avait été ouverte.

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Le gaz sarin est une substance chimique particulièrement dangereuse avec laquelle, un simple contact avec la peau peut être fatal. Il est indétectable, car indolore et invisible, et entraîne la mort par arrêt cardio-respiratoire. En juin dernier, Emmanuel Macron avait promis une riposte "commune en cas d'attaque chimique en Syrie" avec Donald Trump. Le chef de l'État, à l'écriture de ces lignes, n'a pas encore réagi. 

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