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"Syndrome de la Havane" : comment Biden cherche des moyens pour le combattre

Les attaques contre les diplomates américains se multiplient ces derniers temps. Il s'agirait "d'une arme à micro-ondes" dont les premières victimes se trouvaient à Cuba en 2016.

Joe Biden, le 31 août 2021.
Joe Biden, le 31 août 2021.
Crédit : CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Le syndrome de La Havane : le mystérieux phénomène qui inquiète la CIA
03:36
Alexandre de Saint Aignan

Dans l’Obs ce 1er novembre, on nous parle d’un mystérieux phénomène qui inquiète la CIA. Un mal inconnu qui frappe de nombreux diplomates, depuis maintenant 5 ans : le syndrome de La Havane.

Notre histoire commence en 2016, à Cuba. C’est sur cette île au large des côtes américaines, alliée de longue date de la Russie, qu’on recense les premières victimes officielles. Une vingtaine d'employés de l’ambassade des États-Unis à la Havane et parmi eux plusieurs officiers de la CIA, qui opèrent sous couverture. Certains d’entre eux racontent avoir entendu en pleine nuit un bruit strident qui les a réveillés et qui continue à résonner dans leurs oreilles.

Une victime raconte n’avoir jamais connu une douleur pareille : "Je ne pouvais plus bouger" peut-on lire dans L'Obs. Des maux de tête terribles, des vertiges, des nausées intolérables, nous dit-on et même des pertes de mémoire. Il aurait pu s’agir d’un cas isolé. Au départ les scientifiques misent sur une hallucination collective. On évoque même des grillons qui, gênés par les travaux de l’ambassade auraient décidés de se venger en faisant résonner leur stridulation. Mais assez rapidement, l’histoire se répète et la CIA ainsi que le département d’État comprennent qu’ils font face à un phénomène inconnu et potentiellement très grave.

De nombreuses victimes dans le monde

En 2017 à Moscou, dans sa chambre d’hôtel, le numéro 2 de la CIA en Europe est saisi à son réveil d’un violent vertige et d’une terrible envie de vomir. Aucun scanner, aucun IRM ne parviendra alors à l’époque à mettre le doigt sur les causes de cette étrange et soudaine maladie… Il est contraint de quitter son poste, et souffre encore aujourd’hui de troubles de la concentration et de violents maux de tête.

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Rebelotte en 2018 cette fois en Chine, à Canton, toujours des diplomates américains. Idem en 2019, à Londres, des collaborateurs de Donald Trump. Et même à Washington désormais en 2020 dans un parc à deux pas de la Maison Blanche. Ce sont systématiquement des attaques isolées jusqu’à cet été 2021 à Vienne, la capitale autrichienne, réputée pour être un nid d’espions.

Là encore, comme à La Havane, une vingtaine de diplomates et d’espions américains sont les victimes de ce mystérieux bruit strident. Les attaques semblent désormais se multiplier : New Delhi en septembre, Hanoï, Belgrade, Irlande du Nord et enfin en Colombie début octobre, juste avant la visite sur place du secrétaire d’État américain. 

"Une arme à micro-ondes"

Aujourd’hui, le nombre de victimes dépasserait les 200. Des victimes qui présentent des lésions cérébrales, visibles au scanner et peut-être irréversibles. La cause la plus probable, selon les scientifiques, semble tout droit sortie d’un roman de science-fiction : de l’énergie de radiofréquences pulsée et dirigée. Autrement dit, une arme à micro-ondes utilisée par des services secrets chinois ou plus probablement russes, voire même les deux. Une arme qui aurait la capacité d’affaiblir, d’intimider ou même de tuer un ennemi sans laisser aucune trace. Un mécanisme d’une précision diabolique, capable de produire une sorte de commotion cérébrale à distance.

Donald Trump ne croyait pas à cette hypothèse. Mais le nouveau patron de la CIA, nommé par Joe Biden, prend, lui, l’affaire très au sérieux. Il a réuni les meilleurs éléments des services secrets américains dans une cellule spéciale, avec un budget illimité. Objectif : établir le plus vite possible la vérité sur ce mystérieux syndrome et surtout trouver des moyens efficaces pour le combattre. Il en va de l’avenir de la CIA et au delà, de la crédibilité des États-Unis comme superpuissance.

Le mystère du syndrome de La Havane à découvrir cette semaine dans les pages de l’Obs.

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