2 min de lecture Sri Lanka

Sri Lanka : Zahran Hashim, suspect numéro 1, est décédé dans les attaques

Le chef du groupe terroriste ayant perpétré le massacre de centaines de personnes au Sri Lanka, a été déclaré mort ce vendredi. Selon les services de renseignement srilankais, ce dernier aurait péri dans l'attaque suicide contre l'hôtel Shangri-La de la capitale.

245x300PACAUD RTL Monde Christophe Pacaud & Correspondants RTL à l'étranger iTunes RSS
>
Sri Lanka : le responsable des attentats de Pâques est mort Crédit Image : Jewel SAMAD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
WP_20170503_044%5b2535%5d
Joanna Wadel
et AFP

Le Sri Lanka a annoncé ce vendredi 26 avril, que le chef du groupe accusé des attentats djihadistes du dimanche de Pâques, Zahran Hashim, avait péri en perpétrant l'une des attaques suicides qui ont fait 253 morts dans l'île d'Asie du Sud, où les tensions restent vives. 

Activement recherché par les autorités depuis cinq jours, Zahran Hashim était le chef du National Thowheeth Jama'ath (NTJ), mouvement djihadiste local accusé par Colombo d'avoir perpétré ces attentats dans des églises et des hôtels de luxe dimanche 21 avril. Son sort était jusqu'ici inconnu, et il faisait figure de suspect numéro un. 

Zahran Hashim a mené l'attaque suicide contre l'hôtel Shangri-La de la capitale avec un second kamikaze, a également annoncé aujourd'hui le président Maithripala Sirisena. "Les services de renseignement m'ont dit qu'il était mort durant l'attaque", a-t-il indiqué. Des tests ADN, effectués sur une tête arrachée, sont en cours pour confirmer son décès, a rapporté un responsable policier. 

Le quadragénaire apparaissait sur une vidéo de l'EI

À lire aussi
Des policiers après les attentats qui ont frappé le Sri Lanka, dimanche 21 avril terrorisme
Attentats au Sri Lanka : le pays interdit le niqab

Zahran Hashim apparaissait sur une vidéo publiée par le groupe État islamique (EI), qui a revendiqué le bain de sang. On l'y voyait mener sept hommes dans un serment d'allégeance au chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi. Le terroriste était âgé d'une quarantaine d'années, et originaire de la région orientale de Batticaloa, où l'un des kamikazes a frappé dimanche une église évangélique en pleine messe de Pâques. 

La police sri-lankaise a également affirmé avoir saisi 150 bâtons de dynamite et un drapeau de l'EI, lors d'une perquisition à Sammanthurai, à 370 kilomètres à l'est de Colombo. C'est dans ce bâtiment qu'aurait été tournée la vidéo de revendication.                  

Des lieux de culte sous haute tension

Ce vendredi, la traque de suspects se poursuivait dans le pays de 21 millions d'habitants, où au moins 74 personnes ont été interpellées depuis le massacre. "Nous avons maintenant des informations selon lesquelles il y a environ 140 personnes au Sri Lanka liées à l'État islamique, nous pouvons et allons toutes les éradiquer très vite", a lancé le président Sirisena, annonçant qu'une loi allait être votée pour interdire les groupes islamistes.
 
Pour des raisons de sécurité, les églises catholiques locales sont fermées jusqu'à nouvel ordre. Certaines mosquées ont annulé les prières du vendredi, et celles qui les ont tenues ont souvent accueilli une assemblée clairsemée, sous haute sécurité. Les musulmans sri-lankais craignent d'être victimes de représailles de la part d'autres communautés, mais également des islamistes radicaux, après que les leaders religieux ont refusé que les kamikazes soient enterrés dans les mosquées du pays. 

Plusieurs nations occidentales ont appelé leurs ressortissants à éviter de se rendre au Sri Lanka ou à quitter le pays s'ils s'y trouvent. L'Australie a même jugé "probable" que de nouveaux attentats y soient commis. 

Le Premier ministre a présenté ses excuses ce vendredi

Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe s'est excusé vendredi soir, sur Twitter, au nom du gouvernement : "Nous assumons notre responsabilité collective et nous nous excusons auprès de nos concitoyens pour notre échec à protéger les victimes de ces événements tragiques". Colombo a revu jeudi en forte baisse le bilan des attentats, passé de 359 à 253 morts, en expliquant que des corps terriblement mutilés avaient été comptés plusieurs fois.

Le tweet du Premier ministre srilankais, Ranil Wickremesinghe
Le tweet du Premier ministre srilankais, Ranil Wickremesinghe Crédit : Capture d'écran Twitter
La rédaction vous recommande
Lire la suite
Sri Lanka Attentat suicide Attentat
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7797510704
Sri Lanka : Zahran Hashim, suspect numéro 1, est décédé dans les attaques
Sri Lanka : Zahran Hashim, suspect numéro 1, est décédé dans les attaques
Le chef du groupe terroriste ayant perpétré le massacre de centaines de personnes au Sri Lanka, a été déclaré mort ce vendredi. Selon les services de renseignement srilankais, ce dernier aurait péri dans l'attaque suicide contre l'hôtel Shangri-La de la capitale.
https://www.rtl.fr/actu/international/sri-lanka-zahran-hashim-suspect-numero-1-est-decede-dans-les-attaques-7797510704
2019-04-26 22:16:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/Pt9IsZX5wjV9y2khWOHh-w/330v220-2/online/image/2019/0426/7797510847_000-1fy668.jpg