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Russie : qu'est-ce que le groupe "Wagner", surnommé "l’armée de l’ombre de Poutine" ?

ÉCLAIRAGE - "Wagner", un groupe paramilitaire russe, combat dans les pays en crise comme la Syrie ou la Libye, souvent pour défendre dans l'ombre, les intérêts de la Russie.

Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), à Saint-Pétersbourg, le 4 juin 2021.
Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), à Saint-Pétersbourg, le 4 juin 2021.
Crédit : ANATOLY MALTSEV / POOL / AFP
Russie : "Wagner", l'armée de l'ombre de Poutine
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Russie : "Wagner", l'armée de l'ombre de Poutine
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Brice Dugénie - édité par William Vuillez

Ce mercredi, RTL s'intéresse à cette arme secrète, répondant au nom de "Wagner", un groupe paramilitaire aujourd'hui en discussion avec le Mali. La ministre des Armées Florence Parly était au Sahel en début de semaine, les velléités de cette curieuse milice commencent à inquiéter.

Officiellement, c’est un groupe militaire, une société privée russe qui propose des services de sécurité: de la protection rapprochée de personnalités, de la formation militaire de la vente d’armes, du conseil et du maintien de l'ordre. "Nous sommes là ou l’anarchie se produit et nous le faisons au service de notre patrie", résument-ils. Donc il y a derrière une doctrine nationaliste, d’influence russe. Mais officiellement, ce ne sont pas des combattants.

Les pays dans lesquels ils sont présents ce sont évidemment des pays en crise : la Libye, la Syrie, l’Ukraine, le Soudan, la Centrafrique, le Vénézuela. Et selon certains journalistes russes et des ONG comme Amnesty International, ces hommes ne se contentent pas du tout de faire du maintien l’ordre.

La Russie nie son existence

Il y a des preuves que ces hommes du groupe Wagner combattent, souvent pour défendre les intérêts russes. Plus de 3.000 hommes ont servi en Syrie, plus de 2.500 en Ukraine, plus d’un millier en Libye. Parfois aux côtés de l’armée russe, parfois à sa place pour défendre des intérêts de Moscou, mais en toute discrétion. Mais les zones d’intervention de ces mercenaires, collent parfaitement avec les ambitions diplomatiques russes.

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D’ailleurs ils ne se contentent pas de faire la guerre. Dans les régions où ces mercenaires sont actifs, des hommes du groupe font également de la prospection minière pour de l’or, des diamants, du pétrole, tout ce qui peut contribuer à financer le groupe. Les hommes soupçonnés de commander ou diriger ce groupe, sont des anciens de l’armée russe, ils ont des connexions assez évidentes, et celui qui dirige cette société Evgueni Prigojine est un oligarque très proche de Vladimir Poutine. Seulement officiellement bien sûr, pour le Kremlin et toutes ces personnes, le groupe Wagner n’existe pas

L’intérêt pour Moscou est d’abord de sous-traiter la violence à un groupe privé, secret, qui n’a aucune existence juridique, cela permet tout simplement au Kremlin de nier son implication. "S'il y a des citoyens russes en Lybie, ils ne représentent pas les intérêts de la Russie et ils ne sont pas payés par la Russie", explique le président Poutine lorsqu’une question lui est posée sur ses liens avec les combattants du groupe Wagner présents en Libye.

Une arrivée au Mali ?

La part sombre de cette organisation commence inquiéter la communauté internationale. Des rapports de l’ONU recensent de nombreuses exactions commises par ces hommes qui agissent anonymement, en toute impunité en dehors de tout cadre légal. Trois journalistes russes qui enquêtaient en Centrafrique sur ce groupe ont été retrouvés morts dans des circonstances très troubles.

Et ce groupe Wagner que certains surnomment l’armée de l’ombre de Poutine, a des velléités d’expansion en Afrique. Après la Centrafrique, le Mozambique, la Libye, il pourrait mettre un pied au Mali. La France a d’ailleurs prévenu que l’arrivée de l’organisation au Mali pourrait signer la fin de la présence militaire française, l’Allemagne en a fait de même.

C’est pour cela que la ministre française des Armées Florence Parly était au Mali en début de semaine, pour dire clairement aux autorités maliennes que la présence russe au Sahel ne serait pas une bonne nouvelle.

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