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Russie : l'opposant Alexeï Navalny arrête sa grève de la faim

L'opposant à Vladimir Poutine ne s'alimentait plus depuis plus de trois semaines pour protester contre ses conditions de détention.

Le chef de l'opposition russe Alexeï Navalny, lors d'une audience à Moscou, le 2 février 2021.
Le chef de l'opposition russe Alexeï Navalny, lors d'une audience à Moscou, le 2 février 2021.
Crédit : Handout / Moscow City Court press service / AFP
Gaétan Trillat
Journaliste

"Je commence à mettre fin à ma grève de la faim". Ces mots publiés sur le compte Instagram d'Alexeï Navalny, vendredi 23 avril, ont rassuré les soutiens du principal opposant à Vladimir Poutine, qui s'inquiétaient pour sa santé ces derniers jours.

Alexeï Navalny, 44 ans, avait débuté une grève de la faim le 31 mars pour dénoncer ses conditions de détention. Jeudi, des docteurs, dont son médecin personnel, l'avaient exhorté à arrêter "immédiatement" de ne plus s'alimenter, disant craindre sa mort ou des "dommages considérables" pour sa santé.

Alexeï Navalny avait été arrêté sitôt rentré d'Allemagne en janvier, après cinq mois de convalescence pour se remettre de son empoisonnement à l'agent innervant Novitchok. Fin février, il a été condamné à une peine de deux ans et demi de prison pour une affaire de fraude remontant à 2014, qu'il dénonce comme politique.

Selon ses soutiens, il a pu enfin voir des médecins hors du système carcéral grâce la pression de ses partisans qui ont réuni mercredi soir des milliers de personnes à travers la Russie. Le jour même, le président Vladimir Poutine prononçait son discours annuel à la Nation. Ces manifestations, moins importantes qu'en janvier au moment de son arrestation, ont aussi été moins brutalement réprimées, même si elles se sont soldées par plus de 1.900 interpellations.

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L'affaire Navalny a nourri ces derniers mois un regain de tensions russo-occidentales, Washington et l'UE dénonçant à la fois son empoisonnement, le refus de Moscou d'enquêter sur celui-ci, son emprisonnement, puis son traitement en prison. Les Occidentaux ont aussi menacé la Russie de conséquences si l'opposant venait à mourir en prison. Moscou a rejeté l'ensemble de ces critiques.

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