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Moscou ne laissera pas Navalny "mourir en prison", assure l'ambassadeur russe à Londres

Ce dimanche 18 avril, l'ambassadeur russe à Londres a accordé une interview à la BBC, dans laquelle il assure que Moscou ne laissera pas Alexeï Navalny "mourir en prison".

Alexeï Navalny à Moscou, le 2 février 2021
Alexeï Navalny à Moscou, le 2 février 2021
Crédit : Handout / Moscow City Court press service / AFP
Charline Vergne

Moscou ne laissera pas Alexeï Navalny "mourir en prison". Cette promesse a été faite ce dimanche 18 avril, par l'ambassadeur russe à Londres, à l'occasion d'une interview accordée à la BBC.

Une intervention qui a eu lieu au moment où les soutiens du principal détracteur du Kremlin s'inquiètent pour sa vie. "Bien sûr, on ne le laissera pas mourir en prison, mais je peux dire que M. Navalny se comporte comme un hooligan en essayant de violer chaque règle qui a été établie", a estimé l'ambassadeur, Andreï Kéline. 

Il a notamment reproché à l'opposant de "vouloir attirer l'attention" en se plaignant "aujourd'hui qu'il souffre de la main gauche", "demain de la jambe gauche". "S'il se comporte normalement, il aura une chance d'être libéré plus tôt", a conclu l'ambassadeur, au micro de la BBC. Ce samedi 17 avril, des médecins proches de l'opposant russe ont dit craindre qu'il ne fasse un arrêt cardiaque "d'une minute à l'autre". 

Une mobilisation internationale

Le même jour, Washington a averti qu'il y aurait des "conséquences" pour la Russie si Alexeï Navalny mourrait. Les alliés de l'opposant de 44 ans, malade et en grève de la faim, ont appelé les Russes à manifester le 21 avril, pour lui "sauver la vie". 

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De leur côté, les chefs de la diplomatie de l'Union européenne doivent se réunir ce lundi 19 mars, pour faire le point sur la question. La France est "extrêmement préoccupée" par l'état de santé d'Alexeï Navalny, a confié ce dimanche 18 avril, sur France 3 le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Il s'est prononcé sur la "responsabilité majeure" du président Vladimir Poutine, avant d'ajouter : "Je souhaite que des mesures soient prises pour assurer l'intégrité physique de M. Navalny mais aussi sa libération".


Revenu en janvier, après cinq mois de convalescence en Allemagne, à la suite d'un empoisonnement dont il accuse le Kremlin d'être à l'origine, Alexeï Navalny avait été immédiatement arrêté et condamné à deux ans et demi de prison, dans une ancienne affaire de fraude qu'il dénonce comme politique.

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