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Rien "ne laisse présager" une fuite : sur RTL, la procureure générale du Valais explique pourquoi les gérants français du bar de Crans-Montana ne sont pas en détention

La procureure générale du canton du Valais, où se situe la station de ski de Crans-Montana, théâtre de l'incendie mortel du Nouvel An, n'a "pas d'éléments concrets" pour caractériser un éventuel risque de fuite de Jacques et Jessica Moretti, comme elle l'explique mardi 6 janvier sur RTL.

Beatrice Pilloud, procureur générale du Valais, le 6 janvier 2025.

Crédit : Vincent Serrano / RTL

Beatrice Pilloud, procureur générale du Valais, explique pourquoi les gérants français du bar de Crans-Montana ne sont pas en détention

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Marc-Olivier Fogiel & Gabriel Joly

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Leur nom est au cœur de toutes les interrogations, près d'une semaine après le terrible incendie survenu dans un bar de Crans-Montana en Suisse, ayant causé la mort de 40 personnes et 116 blessés lors de la nuit du Nouvel An. Les gérants français de l'établissement "Le Constellation", Jacques et Jessica Moretti, font depuis samedi 3 janvier l'objet d'une enquête pour "homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence". Reste qu'ils n'ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a suscité l'étonnement jusqu'au-delà des frontières.

Sur RTL, la procureure générale du canton du Valais, où se situe la station de ski de Crans-Montana justifie ce choix. "Pour mettre en détention [en Suisse], il nous faut trois conditions. Je vous passe le risque de collusion et le risque de réitération qui, là, en l'espèce, ne sont pas examinés. C'est principalement le risque de fuite" qui est à juger dans ce cas précis, explique-t-elle.

"Pour qu'on puisse mettre quelqu'un en détention sur une base de risque de fuite, on doit effectivement avoir des éléments concrets. Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu d'éléments concrets qui laissent présager une fuite", ajoute Beatrice Pilloud, précisant que "cela peut être examiné et réexaminé à tout instant". Concrètement, "si ce risque de fuite est avéré, ils seront effectivement mis en détention", résume-t-elle.

"Un statut de prévenu"

Actuellement, les principales hypothèses retenues sont celles "d'un incendie par négligence, d'une lésion corporelle grave par négligence, ainsi que d'un homicide par négligence", a-t-elle fait savoir. À la suite de "fontaines" placées sur des bouteilles de champagne qui ont provoqué un début d'incendie, l'embrasement généralisé a causé ensuite "une augmentation fulgurante de la température" qui a entraîné ce drame, selon la procureure générale.

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"Le fait qu'il y ait suffisamment de sorties de secours ou pas est une question qui est technique. Toutes les questions techniques ont été soumises à une expertise", a-t-elle par ailleurs répondu, tandis que les propriétaires affirment que leur bar était aux normes.

Ils ont été entendus une première fois "à titre de personnes appelées à donner des renseignements". "D'autres auditions vont être menées envers les deux gérants avec un statut de prévenu, des auditions qui vont être différentes", précise Beatrice Pilloud sur RTL, qui devrait les entendre "rapidement".

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