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Une photographie montre la silhouette de Dubaï, aux Émirats arabes unis, avec le Burj Khalifa au centre, le 11 mars 2026.
Crédit : FADEL SENNA / AFP
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Cette décision pourrait avoir un effet positif sur le prix de l’essence. Ce mardi 28 avril, les Émirats arabes unis - un des plus gros pays producteurs de pétrole mondial - ont annoncé quitter l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Cette structure est connue pour être une forme de cartel regroupant 12 pays producteurs sur le globe.
Un cartel désigne une association dont l’objectif est de se concerter pour faire monter les prix. Avec le départ de cet État fédéral, riverain du Golfe persique aux côtés de l'Iran, le cartel et sa stratégie de prix élevés se retrouve fragilisée. Ce n’est pas mauvais pour nous. Mais comment expliquer cette décision radicale, alors que les Émirats avaient plutôt intérêt à rester ?
Pour maintenir des prix élevés, l'OPEP impose à ses membres un quota maximum de production. C’est l’Arabie saoudite, patron de facto du cartel, qui tient à cette politique. Or, les Émirats ne veulent plus être limités. Ces derniers disposent de capacités de production inutilisées dont ils veulent profiter, quitte à vendre un peu moins cher.
Le départ s'explique aussi par des raisons politiques : l'État fédéral est impliqué dans une rivalité régionale avec son voisin saoudien pour attirer les capitaux étrangers. L’attitude adoptée vis-à-vis de l’Iran divise également au sein des nations du Golfe. Abou Dabi a été très exposée aux attaques iraniennes, et reproche à ses voisins et notamment à l’Arabie saoudite la mollesse de leur réaction.
Le choc de la guerre entre l'Iran et les États-Unis et Israël a fait voler en éclats la fragile unité régionale. Cela va recomposer profondément les alliances de ces pays, qui se croyaient tous protégés par les États-Unis, et qui seront tentés de conduire des stratégies plus différenciées.
Le conflit iranien a aussi favorisé la rupture en faisant grimper le prix du baril de pétrole. Les conséquences de la décision émiratie peuvent être momentanément atténuées. Mais sur le long terme, une diminution des membres dans l’OPEP signifie que les producteurs de pétrole profiteront d’un rapport de force moins favorable vis-à-vis des consommateurs que nous sommes.
Fondée en 1960 à l’initiative du shah d’Iran, l'OPEP permettait à l'époque aux gouvernements concernés de reprendre la main face aux grandes compagnies pétrolières, principalement américaines, qui faisaient le marché. Téhéran en est d'ailleurs toujours membre. La création de l’entente s’est d’ailleurs accompagnée de nationalisations des champs pétrolifères dans bon nombre de pays producteurs.
L’OPEP a été l’acteur clé du premier choc pétrolier, en 1973, lorsque les producteurs ont multiplié par quatre les prix du baril. Le siège de l’organisation est situé à Vienne. À partir de ce vendredi 1ᵉʳ mai 2026, elle comptera un membre de moins dans son effectif. La géopolitique du pétrole, qui détermine la croissance du monde depuis des décennies, va sans doute connaître de nouveaux bouleversements avec cette guerre du Golfe.
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