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Project Freedom : comment les États-Unis comptent "libérer" des navires bloqués dans le détroit d'Ormuz en mobilisant 15.000 soldats

Les États-Unis lancent une opération militaire d’ampleur pour mettre fin au blocage de navires dans le détroit d’Ormuz. Dès demain, des bâtiments escortés par la marine américaine devraient traverser la zone, malgré les mises en garde de Téhéran.

Le détroit d'Ormuz, au Moyen-Orient, le 25 juin 2025.

Crédit : Giuseppe CACACE / AFP

Project Freedom : comment les États-Unis comptent "libérer" des navires bloqués dans le détroit d'Ormuz dès demain

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Carrie Nooten

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La tension monte d’un cran au large de l’Iran. Washington s’apprête à lancer "Project Freedom", une opération destinée à mettre fin au blocage de plusieurs navires immobilisés depuis des semaines dans le détroit d’Ormuz. Donald Trump a annoncé que ces bâtiments seraient escortés "dans les heures qui viennent" par la marine américaine.

Le dispositif annoncé est conséquent : 15.000 soldats mobilisés, plus d’une centaine d’aéronefs déployés pour surveiller la zone et des destroyers lance-missiles chargés d’escorter les navires. Objectif affiché : garantir la sécurité du passage maritime et prévenir toute attaque potentielle.

Côté iranien, l’annonce est perçue comme une provocation. Les autorités de Téhéran considèrent cette opération comme une violation directe du cessez-le-feu en vigueur. Le président de la commission parlementaire iranienne sur la sécurité nationale a prévenu : toute intervention dans ce qu’il qualifie de "nouveau régime maritime" sera interprétée comme une rupture de la trêve.

Un enjeu stratégique et logistique

Les forces américaines se préparent donc à d’éventuelles ripostes. Les moyens déployés doivent notamment permettre de contrer des attaques sous-marines ou des tirs venant du territoire iranien.

Au-delà du bras de fer militaire, les États-Unis mettent en avant un enjeu humanitaire et logistique. Selon Donald Trump, plusieurs navires et leurs équipages - près de 20.000 marins - sont confrontés à des pénuries, notamment alimentaires.

Washington assure être prêt à "surenchérir si nécessaire" en cas d’escalade. Une déclaration qui laisse planer le risque d’un affrontement direct dans l’une des zones maritimes les plus stratégiques au monde, par laquelle transite une part essentielle du commerce pétrolier mondial.

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