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Profil de la victime, "tirs atroces", réaction de Donald Trump... Ce que l'on sait de la mort de l'homme tué par des agents fédéraux à Minneapolis

Un homme est mort ce samedi 24 janvier à la suite de tirs par des agents fédéraux à Minneapolis. Il s'agit du second décès dans la ville après celui de Renee Good, abattue début janvier par un policier de l'ICE.

Un Américain de 37 ans a été abattu par des agents fédéraux à Minneapolis, samedi 24 janvier 2026

Crédit : Madison Thorn / ANADOLU / Anadolu via AFP

Justine Audollent & AFP

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Minneapolis est de nouveau endeuillée. Un homme a été tué ce samedi 24 janvier par des agents fédéraux dans la ville du Minnesota, ont annoncé les autorités. Cette ville du nord des États-Unis est secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre la présence de la police de l'immigration (ICE).

Cette mort intervient près de trois semaines après celle de Renee Good, une mère de famille de 37 ans. Le 8 janvier dernier, cette citoyenne américaine a été abattue au volant de sa voiture par un policier de l'ICE lors d'une intervention. Selon le ministère de la Sécurité intérieure, la conductrice aurait tenté de transformer son véhicule en arme, justifiant ainsi l'usage de la force par l'agent. 

Un contexte tendu entre manifestants et agents de l'ICE

Depuis plusieurs semaines désormais, les habitants de Minneapolis manifestent massivement contre la politique d'immigration répressive de Donald Trump et de la présence de l'ICE dans les rues de la ville. La mort de cet homme a eu lieu dans ce contexte tendu entre manifestants et agents fédéraux.

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre plusieurs agents avec des gilets affublés du sigle "Police" lutter pour amener une personne au sol. Plusieurs d'entre eux lui assènent des coups de poings et des coups de pieds avant que des tirs ne soient entendus. Lorsque les agents s'éloignent, l'homme gît sur le sol.  

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Selon le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), l'homme tué était armé d'un pistolet semi-automatique et avait "violemment résisté" avant que l'agent "craignant pour sa vie" ne lui tire dessus. "Cela ressemble à une situation où un individu voulait commettre un maximum de dégâts et massacrer des forces de l'ordre", affirme le ministère sur X, accompagnant son message d'une photo d'un pistolet présenté comme celui de l'individu abattu.

Qui est la victime ?

Lors d'une conférence de presse, Brian O’Hara, le chef de la police de Minneapolis, a donné des détails sur le profil de la victime. L'homme abattu ce samedi par des agents fédéraux s'appelait Alex Pretti. C'était un citoyen américain de 37 ans, vivant à Minneapolis, et travaillant comme infirmier.  

La police affirme qu'il détenait un port d'arme légal et que son seul contact connu avec les forces de l'ordre concernait des contraventions de stationnement. 

Le gouverneur du Minnesota et le maire de Minneapolis demandent la fin des opérations de l'ICE dans la ville

Juste avant que la mort de cet Américain de 37 ans n'ait été confirmée par les autorités, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, avait dénoncé "de nouveaux tirs atroces" par des agents fédéraux

"Je viens juste de parler à la Maison Blanche après de nouveaux tirs atroces par des agents fédéraux ce matin. Le Minnesota en a assez. C'est ignoble", a déclaré l'élu démocrate dans un message posté sur X. "Le président doit mettre fin à cette opération. Retirez immédiatement du Minnesota les milliers d'agents violents et non formés", a-t-il demandé.

Dans une conférence de presse, Tim Walz a ensuite exhorté à ce que les autorités locales, et non fédérales, mènent l'enquête sur la mort de cet homme de 37 ans. "On ne peut pas se fier à l'État fédéral pour mener l'enquête", a-t-il affirmé, avant d'accuser l'ICE de "semer le chaos et la violence" dans cet État du nord du pays. 

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a également appelé Donald Trump à mettre fin aux opérations de la police de l'immigration dans la ville. "Président Trump: c'est un moment où il faut se comporter en leader. Faites passer Minneapolis, faites passer l'Amérique d'abord. Rétablissons la paix. Mettons fin à cette opération", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Le chef de la police locale a également appelé au calme, malgré la "colère" et toutes les "questions autour de ce qui s'est passé". 

Donald Trump s'en prend aux élus démocrates

Mais le président américain a justifié dans la foulée l'action des agents fédéraux. Il a rejeté la faute sur Tim Walz et Jacob Frey en les accusant de "pousser à l'insurrection"

"Le maire et le gouverneur poussent à l'insurrection avec leur rhétorique pompeuse, dangereuse, et arrogante", a dénoncé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, pour qui la police de l'immigration doit être laissée tranquille pour "faire son boulot"

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