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Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Les leçons de la primaire de New York chez les démocrates

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Ce que doivent retenir les candidats de la primaire de l'état de New York, Donald Trump devenu courtois ou encore les couleurs de l'Empire State Building, tout est dans le Top 5.

Les deux candidats démocrates à la présidentielle américaine 2016 : Bernie Sanders et Hillary Clinton
Les deux candidats démocrates à la présidentielle américaine 2016 : Bernie Sanders et Hillary Clinton
Crédit : ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Philippe Corbé

Les sondages donnaient tous Hillary Clinton gagnante à New York, cet État qu’elle a représenté au Sénat pendant 8 ans, où elle vit avec son mari, mais l’ampleur de sa victoire est plus écrasante que prévu. 15 points d’avance sur Bernie Sanders. Cela s’explique - en partie - par les règles électorales de l’État de New York, il fallait être inscrit comme sympathisant démocrate longtemps à l’avance pour pouvoir voter, ce qui défavorise le candidat socialiste, relativement méconnu il y a encore quelques mois. Il a réalisé de meilleurs scores dans les états où les indépendants pouvaient participer au vote.

Mais c'est aussi un bon indice sur l’enthousiasme que génère Bernie Sanders, comme l'a montré il y a quelques jours un meeting en plein air à Manhattan où 27.000 personnes étaient venues le soutenir. Une foule très jeune. Mais cet élan ne se traduit pas dans les urnes, en tout cas pas assez massivement pour qu’il puisse espérer encore empêcher Hillary Clinton d’être candidate. Politiquement, après cette primaire, on peut dire que la course est presque terminée au Parti démocrate. Non seulement Bernie Sanders voulait gagner cet État très peuplé, mais il devait le gagner. Déjà en campagne en Pennsylvanie, le candidat démocrate dit qu’il y a encore "un chemin vers la victoire"

Pourtant, on voit mal aujourd’hui comment il pourrait renverser la vapeur pour l’emporter. Mathématiquement, il peut rester dans la course, car il a beaucoup de dons d’électeurs. Il dispose donc de l’argent nécessaire pour aller jusqu’à la primaire du plus gros état américain, la Californie, début juin. Mais comme nous l’a résumé Hillary Clinton tout à l’heure à la tribune, "la course à l’investiture démocrate entre dans sa dernière ligne droite, la victoire est en vue".

Et chez les républicains...

Comme chez les démocrates, le favori, régional de l’étape, Donald Trump, l’emporte, et plus largement que ne le prédisaient les sondages. Autour de 60 % des voix, il assomme ses deux concurrents John Kasich, et surtout Ted Cruz, relégué autour de 15%. "Encore un État gagné. Nous avons des millions de votes de plus que le sénateur Cruz. Il n’y a plus vraiment de course. Le sénateur Cruz est presque éliminé mathématiquement", déclare le milliardaire.

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Ce qu’il dit dans cet extrait est vrai, Ted Cruz est mathématiquement hors course, on ne voit pas bien comment il pourrait désormais recueillir le nombre de délégués suffisants pour dépasser Donald Trump. Mais en même temps, le magnat de l'immobilier n’est pas mathématiquement désigné. Certes, il repart avec presque tous les 95 délégués de New York, mais tant qu’il n’a pas les 1237 pour être majoritaire à la convention cet été, le parti fera tout pour lui barrer la route. On vote mardi prochain dans plusieurs états de la côte Est, dont la Pennsylvanie. Donald Trump aimerait poursuivre son élan dans ces états et prendre de façon significative l’ascendant dans 15 jours, dans l’Indiana.

Le nouveau Donald Trump

Autre élément intéressant à noter dans la déclaration de victoire de Donald Trump : son ton inhabituellement courtois (d’habitude le milliardaire appelle Ted Cruz "Lyin’ Ted", "Ted le menteur"). Un nouveau vocabulaire plus policé qui confirme que le géant de l'immobilier tente désormais d’apparaître plus "présidentiel", plus calme, moins agressif. Pour rassembler les républicains hésitants. Il donne d’ailleurs moins d’interviews (il lui arrivait, plusieurs matins par semaine, d’être en direct dans deux ou trois matinales télévisées) pour limiter les risques de polémiques intempestives.

L'Empire State Building aux couleurs des gagnants

L’État de New York est surnommé "l’Empire State", "l’État de l’empire", l’inscription se trouve sur les plaques de voitures. L’Empire State Building est donc le gratte-ciel qui fait référence à l’état. On peut y apercevoir d’ailleurs une grande carte de l’État de New York, jusqu’aux chutes du Niagara. La nuit dernière, dès les résultats du camp républicain connu, la tour s’est illuminée en rouge (couleur de la droite ici), puis ensuite en bleu pour le camp démocrate, afin de saluer la victoire à New York, des deux New-Yorkais, Donald Trump et Hillary Clinton.

Du cyanure pour échapper à Ted Cruz

On sait que Donald Trump est le cauchemar de l’establishment du Parti républicain. Pour autant, Ted Cruz est détesté par ses collègues, même si beaucoup mettent en sourdine leur sentiment à son égard car il sera peut-être le seul à leur épargner la désignation du milliardaire. L’ancien candidat Lindsay Graham avait dit que choisir entre Donald Trump et Ted Cruz, c’était comme se faire tirer dessus ou être empoisonné : il a depuis choisi de soutenir Ted Cruz. Peter King, représentant républicain de l’État de New York, s’y refuse. Invité sur MSNBC, il a prononcé cette phrase étonnante. "Je le hais, et je pense que je prendrais du cyanure s’il décrochait la nomination". Il a donc voté John Kasich.

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