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Pourquoi l'on ne verra bientôt plus d'éléphants sauvages d'Afrique dans nos zoos

Tout éléphant capturé en Afrique ne peut désormais être transféré ailleurs que dans une réserve sur le continent, selon un texte voté par la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction.

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Pourquoi l'on ne verra bientôt plus d'éléphants sauvages d'Afrique dans nos zoos Crédit Image : Yasuyoshi CHIBA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Léa Stassinet

Pour les éléphants, c’est un peu la grande évasion. Dans les années à venir nous ne verrons plus ces animaux dans de grandes cages ou des enclos de zoo et parcs de loisirs. Ainsi en a décidé la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction, une assemblée internationale, existant depuis 1973 pour réguler la vente d’animaux protégés.

Mardi 27 août, cette assemblée a adopté un texte pour acter que désormais, tout éléphant capturé en Afrique ne peut être transféré ailleurs que dans une réserve sur le continent. Une manière de sauver cette espèce emblématique du monde animal dont la population s’est réduite de 110.000 spécimens en dix ans, se fixant à 415 milles paires de grandes oreilles.

Ce texte a été âprement discuté puisque tous les pays n'ont pas la même approche de la protection des éléphants. Présenté par l’Union européenne, il n'a pas du tout plu au Zimbabwe ou au Botswana. 

Une source de revenus importante

Dans ces pays où se concentrent le plus grand nombre de pachyderme d’Afrique, on souhaite continuer à vendre des éléphants car ça rapporte de l’argent, entre 13.500 et 41.500 par tête. Quand vous avez une économie précaire, l’éléphant c’est une source de revenus très importante.

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C’est exactement pour des soucis économiques que le Botswana à ré-autorisé la chasse à l’éléphant sur son territoire en juin dernier. Autre point de discorde, le commerce de l'ivoire. Ces pays africains voulaient en rediscuter, hors de question selon la Cites. Doit-on imposer une même vision de la protection animale à chacun ? C'est un débat.

L'influence de la réputation de l'animal

Et cette protection, elle dépend souvent de l'image que l'on a d'un animal. Oui les éléphants tout le monde aime bien, on peut faire "allô" avec la trompe, mais si je vous demande de choisir entre un requin et un panda, vous choisissez qui ? C’est le problème que l'on a, et il faut l’assumer, une vision "zouzou" de la protection animale. On préférera toujours celui qui est mignon.

La Cites vient de classer deux espèces de requin dont le requin mako, espèces presque disparues, essentielles à l’équilibre marin mais qui sont dures à défendre auprès de l’opinion publique. Leur réputation est faite donc s'ils disparaissent, et bien on regardera Les Dents de la Mer, c’est suffisant. J’en profite pour vous dire que le Cites a également classé le concombre de mer, très important, mais l’attaché de presse s’arrache les cheveux. L’intérêt de la protection animale, ce n’est pas la protection des peluches.

Le plus

Selon le Centre d’étude et de valorisation des algues, il  y aurait eu moins d’algues vertes au mois d’août. Après un mois de juillet massif, elles seraient 20% moins présentes, notamment dans la baie de Saint-Brieuc. Un phénomène de pollution des nappes phréatiques qui a augmenté cette année en Bretagne, qui se répète, et qui prolifère et ce malgré les plans engagés par les autorités.


On parle beaucoup du maire de Langouët mais ce n’est pas le seul. La mode de la rentrée ce sera de se faire contester son arrêté. En effet, en France, une vingtaine de maire ont pris l’équivalent de l’édile de Langouët contre les pesticides sur leur communes, et de nombreux élus souhaiterait le faire. On s'attend à un futur embouteillage dans les tribunaux administratifs.

La note

17/20 au Népal. Afin de lutter contre les décharges sauvages sur les pentes de l’Everest provoquées par les 150.000 touristes qui se rendent chaque année dans la région, les autorités veulent bannir sacs et bouteilles en plastiques. Les magasins ne pourront plus en vendre. Récemment, 3 tonnes de déchets ont été ramassés dans la montagne. Une interdiction mise en place en janvier prochain.

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