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Le détroit d'Ormuz, au Moyen-Orient, le 25 juin 2025.
Crédit : Giuseppe CACACE / AFP
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À deux jours de la fin du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, la situation semble irréconciliable. Le détroit d'Ormuz demeure le centre de tensions entre les deux pays. Dimanche 19 avril, les États-Unis ont arraisonné un cargo iranien dans la mer d'Arabie, l'Iran a promis ce lundi de "riposter bientôt". Même amoindrie par la guerre, une partie de la marine iranienne conserve un atout : sa "flotte moustique", mobilisable pour défendre les côtes du pays et pour empêcher les navires de traverser le détroit d'Ormuz.
Cette flotte est composée de milliers de petits bateaux d'attaque rapide qui peuvent atteindre des vitesses de 40 à 60 nœuds (soit plus de 110 km/h). À leur bord, ces embarcations peuvent emporter des drones, des mitrailleuses, des roquettes, des missiles ou encore des équipements pour poser des mines.
Leur petite taille leur permet de se cacher facilement des frappes américaines, dans des grottes et des cavités notamment. Ces embarcations passent souvent inaperçues dans les ports parmi les nombreux bateaux de pêche.
Le président américain ne semble pas préoccupé par la présence de ces nuisibles. "La marine iranienne gît au fond de la mer, complètement anéantie — 158 navires", a-t-il assuré dans un post sur Truth Social. "Ce que nous n’avons pas touché, ce sont leurs quelques, comme ils les appellent, “navires d’attaque rapides”, car nous ne les considérions pas comme une menace sérieuse", poursuit-il.
Un avis qui n'est pas partagé par tous les experts. "On les appelle les 'flottes de moustiques' parce qu’elles sont petites et agaçantes et elles frappent fort", a déclaré au New York Post Alex Plitsas, ancien responsable du Pentagone et chercheur à l’Atlantic Council. "Mais elles suffisent à piquer et à être insupportables", ajoute-t-il. Ces navires sont d'autant plus redoutables lorsqu'ils attaquent à plusieurs, en nuées.
Pour l’expert Alex Plitsas, dans un passage stratégique comme le détroit d’Ormuz, il n’est pas nécessaire de contrôler totalement la mer : il suffit de la rendre trop risquée pour la navigation. Or ce détroit, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, constitue un levier majeur pour Téhéran. Sans chercher à le bloquer complètement, l’Iran miserait donc sur une stratégie moins coûteuse, mais très perturbatrice pour le trafic maritime et l’économie mondiale.
"Quelques drones et quelques petits bateaux ont suffi à mettre en péril la plus grande voie navigable stratégique du monde sans pour autant la fermer définitivement — et à semer le chaos sur les marchés", explique-t-il.
Contrairement aux navires de guerre classiques, ces embarcations sont plus difficiles à détecter au radar, plus faciles à produire, assez peu coûteuses pour être sacrifiées sans enjeu stratégique majeur.
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