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Guerre au Moyen-Orient : y a-t-il enfin une stratégie américaine pour que Trump puisse clore rapidement le dossier iranien ?

Un nouveau cycle de discussions entre Iraniens et Américains doit s'ouvrir ce lundi 20 avril 2026 à Islamabad, au Pakistan, dans un contexte toujours électrique autour du détroit d'Ormuz. La présence de l'Iran à la table des négociations n'est pas assurée.

Donald Trump, le 18 avril 2026.

Crédit : TASOS KATOPODIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Moyen-Orient : y a-t-il enfin une stratégie américaine ?

00:02:27

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Bénédicte Tassart - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Les États-Unis et l’Iran doivent se retrouver à nouveau ce lundi 20 avril 2026 à Islamabad, au Pakistan, pour essayer de trouver un accord de paix dans le conflit qui oppose les deux nations depuis plus d'un mois. À quelques heures de ce rendez-vous décisif, la stratégie américaine commence-t-elle enfin à se dessiner ?


D'un côté, il y a la stratégie officielle, qui consiste à "escalader pour désescalader", comme l'a rappelé l'ambassadeur américain aux Nations Unies fin mars. L'escalade, on l'a bien comprise : un navire iranien pris pour cible ce dimanche 19 avril, suivi par les menaces du président américain. "S'ils ne signent pas cet accord, tout le pays va sauter. Fini de jouer les gentils" a écrit Donald Trump en lettres capitales sur son réseau Truth Social ce dimanche.

Autres impératifs nationaux

Ces menaces visent à obliger les Iraniens à venir à la table des négociations, car, à l'entrée du 52e jour de guerre, Trump est pressé. Le président chinois Xi Jinping, très fâché de la situation, attend son homologue américain à Pékin à la mi-mai. Les 250 ans des États-Unis d'Amérique auront lieu le 4 juillet prochain, et la fête ne doit pas être gâchée. Les "Midterms" (élections de mi-mandat) arrivent à grands pas en novembre 2026.

Autour de ces discussions, Trump pourrait accepter l'accord garantissant à l'Iran un minimum d'enrichissement en uranium et une suspension des sanctions. Des bases similaires à l'accord signé en 2015 qu'avait détricoté le président américain lors de sa première investiture... pour finalement revenir au point de départ d'il y a 10 ans. 

L'Iran ne souhaite pas venir

Pour discuter, il faut encore que les Iraniens se rendent à Islamabad. Leur venue est espérée par le Pakistan, qui aimerait au moins obtenir une prolongation de la trêve qui doit se terminer ce mardi soir. 

À écouter aussi

Sauf qu'apparemment, Téhéran ne sera pas de la partie. Les Iraniens auraient eu vent d'une attaque surprise des Américains pendant les négociations. Pour l'instant, la délégation reste en Iran. Du côté américain, le vice-président JD Vance et les deux négociateurs habituels Steve Witkoff et Jared Kushner seraient en route. 

Voilà peut-être le nouveau but de Trump : faire constater que les Iraniens ne viennent pas au Pakistan et l'utiliser comme prétexte pour reprendre la guerre. L'incertitude demeure totale sur les jours à venir.

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