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Pegasus : le Maroc attaque en justice Amnesty et Forbidden Stories

Accusé d'avoir utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus, le Maroc a décidé de poursuivre en justice Amnesty et Forbidden Stories, à l'origine des révélations.

Illustration d'un smartphone devant la siège de NSO, entreprise ayant développé le logiciel "Pegasus", à Herzliya, près de Tel Aviv.
Illustration d'un smartphone devant la siège de NSO, entreprise ayant développé le logiciel "Pegasus", à Herzliya, près de Tel Aviv.
Crédit : JACK GUEZ / AFP
Julien Vattaire

Face aux révélations autour de l'application Pegasus, les incriminés ont commencé à se défendre et riposter. C'est le cas du Maroc, accusé d'avoir eu recours à ce logiciel, conçu par la société israélienne NSO, pour espionner notamment des cibles françaises en récupérant les messages, photos, contacts. 

Le Maroc a donc décidé d'attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories, à l'origine des révélations, devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé jeudi 22 juillet son avocat dans un communiqué transmis à l'AFP. "L'État marocain entend immédiatement saisir la justice française car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée", a avancé Me Olivier Baratelli.

"L'État marocain considère faire face à une nouvelle affaire de liste et que le passé a largement démontré qu'il était aisé de tirer des conclusions mensongères de telles pratiques", ajoute l'avocat, déplorant un "procès d'intention médiatique, infondé et visiblement créé de toute pièce pour déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France".

Le gouvernement marocain réfute les accusations

Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre devant la chambre spécialisée en droit de la presse, mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans. Parallèlement, le parquet général marocain a annoncé également "l'ouverture d'une enquête judiciaire sur ces fausses allégations et accusations". De son côté, le gouvernement marocain s'est défendu en démentant avoir acquis des "logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication".

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