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Paix à Gaza : Benjamin Netanyahu "rejette" le plan américain accepté par le Hamas

Le Premier ministre israélien a indiqué dimanche que son pays rejetait le plan américain de paix à Gaza. Il n'effectuera "aucun retrait" du territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 19 mars 2026.

Crédit : Ronen Zvulun / POOL / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Un nouvel accroc dans le processus de paix à Gaza. Israël "rejette" la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas, censée lancer la deuxième étape du plan de paix, a annoncé dimanche 9 août le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il conditionne tout retrait israélien du territoire palestinien à un "véritable" désarmement du mouvement islamiste.  

"Israël rejette le document en 15 points" présenté fin juillet par le "Conseil de Paix" de Donald Trump, et son armée "n'effectuera aucun retrait (du territoire palestinien, NDLR) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu lors d'une réunion du cabinet. 

Le Hamas n'a pas tardé à réagir dimanche. Un responsable du mouvement islamiste palestinien a appelé auprès de l'AFP Washington à faire pression sur le Premier ministre israélien pour qu'il revienne sur son rejet. "Nous attendons des médiateurs et du garant américain qu'ils fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale", a affirmé ce responsable.

"Nous parlons d'un véritable désarmement, pas d'un désarmement fictif"

Le mouvement islamiste palestinien avait accepté ce plan, qui, dans sa version publiée par le "Conseil de paix", lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Il s'était redit samedi prêt à le mettre en œuvre, appelant déjà à des pressions américaines en ce sens.

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Pour rassurer le chef du gouvernement israélien, le "Conseil de Paix" avait assuré en début de semaine que l'armée israélienne ne se retirerait pas de Gaza avant le désarmement "complet" du Hamas. "Nous notons que le retrait total des Forces de défense israéliennes (IDF) au-delà de la ligne jaune n'aura lieu qu'une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s'y est engagé auprès des médiateurs", avait alors écrit le Conseil sur X. Mais cela n'a pas suffi à rallier la partie israélienne.

Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal seront assurés par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire, actuellement bloqué en Égypte par le refus israélien de le laisser entrer. Le mouvement islamiste palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu'une reddition unilatérale de son arsenal.

Benjamin Netanyahu a fait état de discussions avec les États-Unis sur les objections israéliennes. "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions", a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité pour le Hamas de renoncer à toutes ses armes : "nous parlons d'un véritable désarmement, pas d'un désarmement fictif".

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