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"On se dit que c'est une erreur" : victime d'une usurpation d'identité, il découvre que le coupable est un proche

Pendant près de 15 ans, Romain a été victime d'une usurpation d'identité. Amendes, dettes, garde à vue... Il a dû payer pour des actes qu'il n'avait jamais commis. Jusqu'au jour où il a découvert que l'homme qui lui avait volé sa vie n'était pas un inconnu.

Romain, victime d'une usurpation d'identité et invité de "Un jour, une vie"

Romain, un proche lui a volé son identité pendant près de 15 ans

00:19:55

Zoé Guellerin

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Au premier acte d’usurpation, Romain a 18 ans. Une contravention de la SNCF pour un train qu’il n’a jamais pris. "Au départ, on se dit que c’est une erreur", dit le jeune homme, invité de Faustine Bollaert dans l'émission Un jour, une vie. Romain se pose quelques questions, notifie la faute auprès de la police, mais ne s’alarme pas pour autant...

Mais la situation, elle, s’installe insidieusement. Et elle perdure. Romain reçoit toutes sortes d’amendes pour des délits dont il n’est pas l’auteur. Il se retrouve obligé de régler des sommes qui le mènent à l’interdit bancaire. Il se sent d’autant plus victime qu’il n’est pas écouté par les services judiciaires, peu formés sur ce genre de cas. "Quand vous n'avez plus de nouvelles pendant cinq ans, vous baissez les bras en vous disant, ‘Ils ont dû m'oublier.’"

Au fil des années, Romain comprend ne pas être victime d’une simple erreur administrative, mais bien d’usurpation d'identité. Et lorsqu'il finit enfin par maitre la main sur la personne qui depuis tant d'années se joue de lui, Romain tombe des nues. “Je ne suis pas remonté directement. On est remonté à moi. Je l’ai pris en pleine face”, explique-t-il.

À l’époque, quand j’étais enfant, on jouait dans les bacs à sables

Romain, sur l'identité de son usurpateur

Un jour, alors qu’il se présente au commissariat pour un énième dépôt de plainte, Romain est placé en garde à vue. La police lui reproche des délits d’une extrême gravité. Son ADN finit par l’innocenter. Et il permet même de remonter jusqu’à son usurpateur... "C’était le mec que je soupçonnais déjà depuis plusieurs années", dit-il sur RTL.

Cette personne, Romain la connaît bien. Il s'agit en réalité d'un proche avec qui il partage des souvenirs. "À l’époque, quand j’étais enfant, on jouait dans les bacs à sables." Au moment des faits, l’homme vivait sous le même toit que son père adoptif. "Il avait accès à un livret de famille, à toutes les informations." Mais cette découverte ne signe pas la fin du cauchemar. 

La justice prend du temps à réhabiliter Romain : "C’est là où tout s’est enchaîné. Tout s’est aggravé pour moi. C’est là où il a fallu que je disparaisse du système pour ne plus être saisi. Car ils n’en avaient rien à faire en fait." En 2025, le coupable est finalement condamné. Une maigre compensation pour Romain qui, a 35 ans, garde les séquelles de cette histoire. L’ombre de celui qu’il appelle son “jumeau maléfique” plane sur son quotidien. "Toute ma vie, j’ai dû me cacher pour ne pas être embêté. On est obligé de disparaître, de ne plus exister. Ça m'a quand même abîmé la santé. J'ai une maladie cardiaque depuis l'âge de 26 ans".

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