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Le Conseil de paix de Donald Trump assure à Benjamin Netanyahu que l’armée israélienne ne se retirerait pas de Gaza avant le désarmement "complet" du Hamas

Le Conseil de paix de Donald Trump a rassuré Israël, qui avait fait état d'inquiétudes, sur le fait que son armée ne se retirerait pas de Gaza avant le désarmement "complet" du Hamas. Le Conseil a déclaré être parvenu à une "compréhension commune des objectifs partagés" avec Israël.

Donald Trump et Benjamin Netanyahou

Crédit : Montage RTL avec l'AFP

AFP - édité par Laurène Rocheteau

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Le "Conseil de Paix" de Donald Trump, chargé de mettre en oeuvre la deuxième phase du plan de paix à Gaza, a assuré lundi 3 août au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que l'armée israélienne ne se retirerait pas de Gaza avant le désarmement "complet" du Hamas. 

"Nous notons que le retrait total des Forces de défense israéliennes (IDF) au-delà de la ligne jaune n'aura lieu qu'une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s'y est engagé auprès des médiateurs", a écrit le Conseil sur X, en référence à la ligne de démarcation entre la zone contrôlée par le Hamas et celle tenue par Israël. Le mouvement palestinien a, dans la foulée, demandé des clarifications au haut représentant pour Gaza du "Conseil de Paix", Nikolaï Mladenov. 

Ce dernier a rencontré lundi Benjamin Netanyahu pour une réunion qu'il a lui-même qualifiée de difficile. Le Conseil a toutefois déclaré être parvenu à une "compréhension commune des objectifs partagés" avec Israël. 

Des "inquiétudes" autour de l'accord

Israël avait fait part à Washington de ses "inquiétudes" sur l'accord annoncé par Donald Trump pour lancer la deuxième étape de son plan de sortie de guerre à Gaza, dans une nouvelle manifestation des tensions apparues entre Israël et les États-Unis

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"La version rendue publique ne reflète pas la position d'Israël", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Benjamin Netanyahu, Doron Spielman. Le Hamas avait, lui, annoncé vendredi avoir accepté la feuille de route élaborée par le "Conseil de Paix" créé par Donald Trump.  

La version rendue publique par cet organe prévoit notamment la fin des opérations militaires des deux parties, ainsi que le démantèlement de l'armement du Hamas et son stockage par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire.  Ce désarmement sera lié à un retrait progressif israélien, la Force internationale de stabilisation (ISF) en voie de formation devant être déployée pour séparer les forces israéliennes des zones contrôlées par le NCAG. 

Mais Israël a répété lundi qu'il "ne se replierait pas et continuerait à contrer toute menace", selon une source politique à l'AFP. Le Hamas et ses alliés "s'en tiennent à ce qui a été convenu concernant la mise en place de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu (...) et attendent une réponse claire et officielle de M. Nikolaï Mladenov et des médiateurs (...) concernant ce qui a été convenu", a réagi le mouvement palestinien lundi soir sur Telegram. 

Israël poursuit ses frappes à Gaza

L'armée israélienne a poursuivi ses frappes sur Gaza. Selon une source sécuritaire, les frappes israéliennes ont tué dimanche 19 personnes, l'un des plus lourds bilans de ces derniers mois.  Lundi, une autre frappe israélienne contre un véhicule à l'ouest de la ville de Gaza a tué deux Palestiniens et en a blessé plusieurs autres, selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile. L'armée israélienne a affirmé auprès de l'AFP avoir ciblé deux individus. 
                  
Malgré la conclusion d'un cessez-le-feu en octobre 2025, les hostilités n'ont jamais cessé dans le territoire dévasté par deux ans de guerre, les deux camps s'accusant mutuellement de violer la trêve. Le Qatar, l'Egypte et la Turquie, pays médiateurs de la trêve à Gaza, ont condamné lundi Israël pour ses "violations continues" sur le territoire palestinien après les dernières frappes, qui constituent selon eux "une violation flagrante du droit international". 

Depuis octobre, plus de 1.200 Palestiniens ont été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a de son côté recensé cinq soldats tués sur la période, ainsi qu'un employé civil sous contrat. 

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