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"Un point de bascule" : sur RTL, l'experte en géopolitique Maneli Mirkhan assure qu'il n'y a "pas d'autre voie de sortie que d'avoir une intervention miliaire" en Iran

La Franco-iranienne estime qu'après le "massacre" de la population iranienne et les menaces du gouvernement américain contre le pays, "un point de bascule" a été passé et on "ne peut pas revenir en arrière".

Maneli Mirkhan, Franco-iranienne experte en politique internationale., sur RTL le 31 janvier 2025.

Crédit : RTL

Maneli Mirkhan : "Il n'y a pas d'autre voie de sortie que d'avoir une intervention miliaire"

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Marine Langlois

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"On est dans une impasse." Sur RTL ce samedi 31 novembre, Maneli Mirkhan, Franco-iranienne experte en politique internationale, est revenue sur les tensions entre l'Iran et les États-Unis, alors que Donald Trump a assuré que Téhéran souhaite "conclure un accord". "Il n'y a pas d'autre voie de sortie que d'avoir une intervention militaire", assure-t-elle. 

"Après, la forme, quel objectif on a de ces interventions… Toutes les options, je pense, sont sur la table. Il y a aussi le rôle des pays aux alentours qui, au départ, étaient très hostiles à des frappes américaines. Et hier, on a eu le ministre des Affaires étrangères saoudien qui se rend aux États-Unis et qui soutient le fait qu'il faut attaquer. On ne peut pas revenir en arrière. Je pense que vraiment, on a passé un point de bascule. On est allé trop loin dans un camp ou dans un autre", continue Maneli Mirkhan.

"La question du nucléaire est très identitaire pour le régime iranien"

Le président américain a annoncé vendredi que l'Iran "veut conclure un accord"  et qu'il a fixé un délai à Téhéran, sans en préciser la longueur. Donald Trump avait dit jeudi "espérer" ne pas avoir à frapper l'Iran, pressé à conclure un accord sur le nucléaire, tout en mettant en garde Téhéran que "le temps" était "compté".

Mais pour la Franco-Iranienne, "la question du nucléaire est très identitaire pour le régime iranien. S'ils acceptent de céder sur le nucléaire, ils signent leur arrêt de mort. Personne n'imagine qu'il peut y avoir négociation et quand bien même, on aurait pu l'imaginer avant le massacre qui a eu lieu". Car aujourd'hui, le pays est dans un "état de choc indéniable" alors que des ONG mentionnent des dizaines de milliers de morts potentiels et que le travail de recensement est entravé par les restrictions de communication dans le pays depuis le soulèvement de la population. 

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"Les informations nous parviennent de manière très fragmentée", explique Maneli Mirkhan, qui est également co-fondatrice d'une association en aide au peuple iranien. "Ils (les Iraniens, NDLR) nous disent qu'on est loin d'imaginer l'horreur, on est loin d'avoir les bons chiffres parce que les récits qui circulent de l'intérieur, les images qu'ils ont vues et l'ampleur du massacre, est sans précédent."

"Ils évoquent aussi des questions très légitimes. Où sont les corps des femmes ? Toutes les images qui nous parviennent montrent des hommes. Où sont les femmes ? Où sont les enfants ?  (...) Deux autres questions très importantes, le nombre des arrêtés. Il y a des dizaines de milliers de personnes dont on n'a pas de nouvelles", continue Maneli Mirkhan, terminant sur une interrogation autour du " nombre des arrestations des personnels médicaux qui augmente vraiment". 

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