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Une manifestation en Iran, le 12 janvier 2026.
Crédit : Jonathan Alcorn / AFP
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Alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée, Donald Trump a confirmé, ce jeudi 22 janvier, le déploiement d’une "armada" navale vers le golfe Persique. Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.
"Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où", a-t-il déclaré à des journalistes à bord d’Air Force One, de retour du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.
Le président américain a toutefois assuré qu'il préférerait que "rien ne se passe", affirmant que les États-Unis surveillaient la situation "de très près". M. Trump n'a toutefois pas fermé la porte au dialogue. "L'Iran veut effectivement parler, et nous parlerons", a-t-il aussi déclaré à Davos.
Ces déclarations interviennent alors que les autorités iraniennes multiplient les avertissements. Jeudi 22 janvier, le chef des Gardiens de la Révolution islamique, Mohammad Pakpour - nommé en juin dernier par l'ayatollah Ali Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes - a affirmé que ses forces avaient "le doigt sur la gâchette", se disant prêtes à exécuter les ordres du guide suprême Ali Khamenei.
Ses propos, diffusés à la télévision d’État lors de la journée nationale des Gardiens de la Révolution islamique - accusée par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran - s’inscrivent dans une rhétorique de confrontation assumée. Un autre haut responsable militaire, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a de son côté averti que toutes les bases, intérêts et centres d’influence américains deviendraient des "cibles légitimes" en cas d’attaque.
L’Iran et les États-Unis, ennemis depuis la Révolution islamique de 1979, continuent d’échanger des menaces. Donald Trump a ainsi haussé le ton face aux dirigeants iraniens ce mardi 20 janvier. Le chef d'Etat a affirmé qu’il n’hésiterait pas à "rayer de la surface de la Terre" les dirigeants iraniens "s’il quoi que ce soit lui arrivait". Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l'avait menacé de mort si Washington s'en prenait à la personne de l'ayatollah Ali Khamenei.
En réponse, des responsables militaires iraniens ont évoqué des représailles directes contre le président américain et contre toute tentative visant le guide suprême. Malgré cette escalade verbale, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a assuré, ce 20 janvier, dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal que l’Iran restait prêt à mener des négociations "réelles et sérieuses".
Sur le terrain, la situation en Iran demeure extrêmement tendue. Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation populaire a pris une ampleur inédite le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d’être violemment réprimée. Les autorités iraniennes ont reconnu plus de 3.100 morts, un chiffre largement contesté par les ONG.
Selon l'ONG Iran Human Rights, le bilan dépasserait 3.400 morts et pourrait atteindre plus de 20.000 victimes. La télévision d'Etat iranienne, elle, a annoncé, mercredi 21 janvier, que 3.117 personnes avaient été tuées. Parallèlement, une coupure quasi totale d’internet dure depuis "deux semaines" a relevé ce jeudi 22 janvier l'ONG de cybersécurité Netblocks, un black-out numérique qui donne un accès très sporadique, ces derniers jours, et limité à des sites gouvernementaux.
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