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Nucléaire iranien : rencontres au sommet à Vienne

Une rencontre entre les chefs de la diplomatie occidentaux et l'Iran a lieu ce dimanche à Vienne pour tenter de débloquer la situation sur le nucléaire iranien.

Un inspecteur de l'AIEA déconnecte un système d'enrichissement d'uranium, le 20 janvier 2014 à la centrale nucléaire de Natanz, en Iran
Un inspecteur de l'AIEA déconnecte un système d'enrichissement d'uranium, le 20 janvier 2014 à la centrale nucléaire de Natanz, en Iran
Crédit : AFP / KAZEM GHANE
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les chefs de la diplomatie des puissances occidentales se retrouvent ce dimanche à Vienne pour tenter de débloquer de très difficiles négociations sur le nucléaire iranien, à huit jours de la date butoir pour aboutir à un accord définitif.

John Kerry, William Hague, Laurent Fabius et Frank-Walter Steinmeier doivent se rejoindre à la mi-journée dans la capitale autrichienne où les négociateurs iraniens et ceux du 5+1 (USA, GB, France, Russie, Chine et Allemagne) discutent âprement depuis le début du mois pour trouver un accord sur ce dossier qui empoisonne leurs relations depuis une décennie.

Le conflit israélo-palestinien sur la table

Mais la guerre qui fait rage entre Israël et le Hamas va aussi inviter dans les discussions entre les ministres occidentaux, qui chercheront, selon le britannique William Hague, à définir "une action internationale urgente et concertée" en vue d'un cessez-le-feu.

Le groupe des grandes puissances ne se réunira pas en plénière, les ministres russes et chinois étant absents, mais des entretiens bilatéraux ou trilatéraux seront organisés avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

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Le but de ces rencontres au sommet, décidées alors que les négociations sont dans une phase "difficile", selon les deux parties, vise, selon Washington, à aplanir "les divergences importantes" subsistant dans les négociations.

"Difficile mais pas impossible"

Parvenir à un accord avant la date butoir "est difficile mais pas impossible", a déclaré ce samedi un haut représentant du département d'Etat, assurant que les négociateurs étaient déterminés à "travailler jusqu'au dernier moment".

En début de semaine, le Français Laurent Fabius avait estimé qu'aucune des questions principales" concernant le programme nucléaire iranien, notamment le niveau d'enrichissement d'uranium et le nombre de centrifugeuses que la communauté internationale est prête à accepter, n'était résolue.

"Divergences profondes"

Le guide suprême iranien Ali Khamenei, qui a le dernier mot dans le dossier nucléaire, avait indiqué ce mardi vouloir accroître la capacité d'enrichissement à un niveau industriel, afin de pouvoir produire le combustible nécessaire à ses futures centrales nucléaires. Les grandes puissances veulent au contraire une forte diminution.

"Ce qui reste, ce sont les questions clés, qui sont déterminantes", a résumé ce vendredi à la télévision le négociateur iranien Abbas Araghchi, évoquant "des divergences profondes". 

"Il n'est pas encore certain qu'on pourra remplir le fossé", a prévenu Araghchi, souhaitant que la présence des ministres ait "une influence positive" pour donner un nouvel élan aux discussions. "Nous espérons qu'il y ait un accord avant le 20 juillet. Si ce n'est pas le cas, on peut prolonger si nécessaire de quelques jours les discussions, mais si on constate que les demandes excessives (des Occidentaux) continuent et qu'un accord est impossible, ce ne sera pas un drame et nous continuerons notre programme", a-t-il mis en garde.

Fabius évoque des "différences d'approche" entre Russes et Occidentaux

Les rencontres ce dimanche pourraient tenter de définir les conditions d'une reconduction des négociations, même s'il sera "difficile de considérer une extension (des discussions) sans progrès significatifs sur les points cruciaux", a fait valoir une source américaine.

Elles permettront également de juger du niveau d'unité du groupe des six grandes puissances, représentées par la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. En début de semaine, Laurent Fabius avait évoqué pour la première fois des "différences d'approche" entre Russes et Occidentaux.

Ce samedi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a déclaré que "l'unité ne devait pas occulter" les intérêts russes, selon l'agence russe Ria Novosti, sans plus de précisions. Un haut responsable du département d'Etat a cependant démenti toute division au sein du groupe.

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