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Nigeria : le chef de Boko Haram serait mort, selon un groupe jihadiste rival

L'Iswap, né d'une scission avec Boko Haram en 2016, assure qu'Abubakar Shekau s'est tué lors d'une bataille entre les deux groupes terroristes. L'armée nigériane n'a pas encore confirmé l'information.

Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, dans une vidéo de propagande (illustration).
Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, dans une vidéo de propagande (illustration).
Crédit : BOKO HARAM / AFP
Louis Chahuneau & AFP

Après la mort d'Al-Baghdadi en 2019, c'est au tour du leader du groupe terroriste Boko Haram, Abubakar Shekau, d'avoir trouvé la mort ces dernières semaines, selon le groupe terroriste rival Iswap. Ce dernier affirme dans un enregistrement sonore que le chef de Boko Haram s'est suicidé lors de combats entre les deux groupes terroristes.

"Il a battu en retraite et s'est échappé, errant à travers la brousse pendant cinq jours. Néanmoins les combattants (de l'Iswap) ont continué à le chercher et à le traquer jusqu'à ce qu'ils soient capables de le localiser", raconte la voix dans l'enregistrement audio. Après l'avoir débusqué dans la brousse, les combattants d'Iswap l'ont sommé, lui et ses partisans, de se repentir, mais le chef de Boko Haram a refusé et s'est donné la mort, poursuit-elle. Boko Haram ne s'est pas exprimé sur la mort annoncée de son chef, et l'armée nigériane dit enquêter.

L'Iswap, reconnu par l'État islamique, est né en 2016 d'une scission avec Boko Haram, auquel il reproche notamment des meurtres de civils musulmans. Après être monté en puissance, il est désormais le groupe jihadiste dominant dans le nord-est du Nigeria, multipliant les attaques d'ampleur contre l'armée nigériane.

Boko Haram, spécialiste des enlèvements de masse

Depuis 2019, l'armée nigériane s'est retirée des villages et bases de petite importance, pour se retrancher dans des "supercamps", une stratégie critiquée car elle permet aux jihadistes de se déplacer sans entraves dans les zones rurales. En 2014 Boko Haram, s'était fait connaître dans la monde entier en revendiquant l'enlèvement de 274 lycéennes, pour la plupart chrétiennes, à Chibok, au Nigéria. Depuis, le groupe terroriste a perpétré de nouveaux enlèvements de masse comme en décembre 2020 avec le rapt de plus de 300 lycéens de Kankara, au Niger.

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Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés.

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