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Morts sur l'Everest : "C'était comme un zoo", témoigne un alpiniste

Un alpiniste américain est mort en descendant l'Everest, ont annoncé les autorités népalaises mardi 28 mai. Au total, onze personnes sont mortes sur le toit du monde cette saison, en raison d'un embouteillage.

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Un nouvel alpiniste meurt sur l'Everest, le onzième de la saison Crédit Image : Handout / Project Possible / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot édité par Marie Sasin

La photo est impressionnante. À la Une du New York Times, elle a aussi été publiée ces derniers jours dans La Croix et dans Le Figaro. Celle de ces embouteillages au sommet de l'Everest : 300 personnes qui font la queue, serrés les uns contre les autres, pendant des heures, à 8.848 mètres d'altitude.

On se croirait "dans un zoo", c'est effrayant se désole un médecin américain qui toute sa vie a rêvé de gravir le plus haut sommet du monde. Une fois arrivé sur place, il raconte avoir été choqué par ce qu'il a vu. Ces grimpeurs qui se bousculent pour prendre des selfies, à 15-20 sur la partie plate du sommet, pas plus grande que deux tables de ping-pong.

Ed Dhoring explique aussi, et c'est sans doute le plus terrifiant, avoir du contourner le corps d'une femme qui venait de mourir, car c'est là tout le problème, au delà de la foule. Cette saison a été l'une des plus meurtrières sur l’Everest, au moins 11 morts. 

Certains, explique le New York Times, attirés par l’appât du gain, n'hésitent plus à emmener avec eux des alpinistes complètement inexpérimentés. Même chose pour le gouvernement népalais qui, d'après les spécialistes, délivre plus de permis d'ascension qu'il en devrait 
or dans cette zone , qu'on appelle la zone de la mort, les conditions sont extrêmement difficiles.

Le sauvetage, nouveau business

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À plus de 8.000 mètres d'altitude, l’oxygène se fait rare, sans compter les risques de gelures. Le moindre retard, une heure ou deux, peut être fatal. Pire encore, le sauvetage est là bas devenu un véritable business. 

L'an dernier rappelle le journal, des alpinistes chevronnés avaient dénoncé un complot de grande envergure : des guides, des entreprises d'hélicoptères mais aussi des hôpitaux avaient trouvé le moyen d'empocher des millions de dollars auprès de compagnies d'assurance en évacuant des randonneurs présentant des signes mineurs de maladie de l'altitude.

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