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Mission lunaire avant 2030, porte-avions spatial et fabrication d'aliments "augmentés" : comment la Chine compte gagner la bataille de l'espace

En parallèle du succès de la mission Artémis II par la NASA, Pékin s'active en coulisses pour dépasser les États-Unis, la Russie et l'Europe dans le domaine spatial. Le pays avait présenté son projet de porte-avions dans les airs en janvier 2026.

Le président chinois Xi Jinping et un cliché de la Terre vu depuis la Lune par les équipes de la mission Artemis II.

Crédit : Handout / NASA / NG HAN GUAN / POOL / AFP - montage RTL.fr

Pourquoi la Chine veut gagner la bataille de l'espace

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Pourquoi la Chine veut gagner la bataille de l'espace

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Bénédicte Tassart - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Pendant que les astronautes nord-américains de la mission Artémis II regardent la Lune depuis leur vaisseau, les Chinois font tout pour devenir les rois de l'espace. La démonstration de force du pays de l'Empire du milieu a eu lieu en janvier 2026 avec la présentation du projet de "porte-avions spatial" "Luanniao". Ce bâtiment de guerre sera capable d'emporter 88 drones de combat et devrait être presque aussi grand que le Charles de Gaulle

Le conflit en Ukraine montre toute l'importance des méga-constellations de satellites, qui deviennent une priorité sur le terrain de guerre. Ce déploiement permet de repérer des soldats ou des chars d'assaut pour les cibler. La Chine compte s'impliquer sérieusement dans ce domaine. Près de 20.000 satellites se trouvent actuellement dans l'espace, et Pékin ambitionne d'en envoyer 200.000 pour saturer les airs. 

L'ambition spatiale de Pékin inquiète les États-Unis

Des engins spécifiques appelés patrouilleurs-guetteurs se trouvent bien au dessus de nos têtes. Leur mission est de poursuivre les autres satellites en se rapprochant d'eux pour les espionner, capter leurs données ou les rendre aveugles.

Pékin espère dépasser les États-Unis, la Russie et l'Europe. Cette ambition a contraint Washington à bannir toute présence chinoise à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et à interdire la NASA de coopérer avec le pays asiatique. 

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De son côté, la Russie se retrouve complétement dépassée. La Chine dispose désormais de sa propre station spatiale et est l'une des rares nations à avoir posé une sonde sur la Lune. 

Objectif Lune avant 2030

Pékin espère envoyer un taïkonaute (nom donné aux astronautes chinois) sur le sol lunaire d'ici 2030, avant les 80 ans de la fondation de la République Populaire de Chine. Elle se pose comme défi d'y atterrir juste avant ou juste après les États-Unis.

Les missions "Tianwen" ("questionnement du ciel" en français) ont réussi à faire rouler un robot sur Mars en 2021. La Chine développe aussi des plantes, dont une pomme de terre, entièrement comestibles et adaptées aux fermes spatiales du futur.

Des recherches sont également menées en vue d'améliorer l'alimentation terrestre grâce à du blé mutant. La mission la plus ambitieuse de Pékin reste de découvrir une planète semblable à la Terre, près d'une autre étoile que le Soleil.

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