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"Une réponse disproportionnée d'Israël" : sur RTL, la ministre déléguée aux Armées dénonce des frappes "inacceptables" au Liban fragilisant le cessez-le-feu

Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, était l'invitée de RTL ce jeudi 9 avril. Elle a regretté les frappes israéliennes au Liban qui ont fait près de 200 morts mercredi 8 avril, à peine 24 heures après la trêve temporaire conclue entre l'Iran et les États-Unis.

Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, sur RTL le 9 avril 2026

Crédit : RTL

La ministre déléguée aux Armées dénonce des frappes "inacceptables" au Liban fragilisant le cessez-le-feu

00:10:27

La ministre déléguée aux Armées dénonce des frappes "inacceptables" au Liban fragilisant le cessez-le-feu

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Thomas Sotto & Juliette Vignaud

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Des frappes israéliennes "absolument inacceptables". Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, s'est exprimée sur RTL ce jeudi 9 avril après les pires attaques qu'ait connues le Liban mercredi 8 avril, risquant de compromettre le fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis. Les frappes simultanées d'Israël, en particulier sans avertissement sur des zones résidentielles de Beyrouth, ont fait 182 morts et 890 blessés, selon les autorités libanaises.  

"La guerre s'est étendue au Liban du fait des frappes du Hezbollah dans le nord d'Israël [...] Évidemment, Israël a le droit de se défendre mais la disproportion de la réponse met en péril le cessez-le-feu et la souveraineté du Liban", a-t-elle regretté. 

Et de répéter : "C'est une réponse profondément disproportionnée." Alice Rufo martèle la position de la France : le Liban doit faire partie du cessez-le-feu. Emmanuel Macron a insisté mercredi auprès de ses homologues américain, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d'étendre au Liban le cessez-le-feu conclu avec l'Iran, "condition nécessaire" selon lui pour qu'il soit "crédible et durable". 

Une trêve "durable"

Selon Alice Rufo, l'État va "peser" en ce sens, afin que la trêve soit "durable et que la réouverture du détroit d'Ormuz puisse se faire". Le déblocage de cette route stratégique est une des conditions pour le cessez-le-feu. Selon la marine des Gardiens de la Révolution iraniens, les navires doivent néanmoins emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de "mines" sur l'itinéraire habituel plus au large. 

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Pour entrer dans le Golfe depuis la mer d'Oman, les navires doivent passer entre la côte iranienne et Larak, surnommée le "péage de Téhéran" par la revue maritime de référence Lloyd's List. L'itinéraire de sortie du Golfe passe au sud de cette île, et évite le trajet normal plus proche des côtes d'Oman. 

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