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Des avions de chasse Rafale Marine français sont visibles sur le pont d'envol du porte-avions français Charles de Gaulle lors d'une visite de presse à la base navale de Changi à Singapour, le 4 mars 2025.
Crédit : Roslan RAHMAN / AFP
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Le Charles de Gaulle, porte-avions français avec à son bord 1.850 marins, est déployé depuis début mars en Méditerranée orientale suite au déclenchement de la guerre entre Israël et les États-Unis avec l'Iran. "La France n'a pas déclenché ce conflit, elle n'y est pas partie prenante. Mais nous agissons là comme puissance de paix, puissance d'équilibre. Voilà le cadre strict dans lequel nous opérons aujourd'hui", avait déclaré Emmanuel Macron, le 9 mars dernier.
Trois semaines après son déploiement, le fleuron de la Marine nationale se trouve toujours en Méditerranée orientale, quelque part au large de la Crète. Il surveille la zone, renseigne sur ce qui se passe dans le ciel et sur la mer. Son pont d'envol, avec ses 20 rafales embarqués, est occupé en permanence. Les pilotes décollent et appondent jour et nuit. Le navire amiral de la marine française n'engage pas de combat contre l'Iran, mais tente de dissuader, d'empêcher les attaques de Téhéran sur les pays alliés, notamment européens comme Chypre.
Depuis son arrivée, le bâtiment n'a d'ailleurs pas été visé par un missile ou un drone tiré par l'Iran. Sa mission reste purement défensive. L'objectif est aussi d'assurer la protection des intérêts français au Moyen-Orient, de ses 400.000 ressortissants et des bateaux qui naviguent dans la zone.
Face à l'embrasement du conflit au Moyen-Orient, le Charles de Gaulle n'est pas seul. Il est escorté par plusieurs bâtiments de guerre, le GAN, le groupe aéronaval. Pour cette mission, il est également accompagné par trois frégates étrangères, une espagnole, une irlandaise et une italienne.
Il faut par ailleurs imaginer une bulle de protection de plusieurs centaines de kilomètres autour du Charles de Gaulle. Cette protection est assurée dans le ciel par des avions de surveillance et de renseignement, en mer par des bâtiments de défense aérienne équipés de radars et de missiles, mais aussi des patrouilleurs spécialisés dans la lutte anti-sous-marine avec notamment des sonars. Enfin, un sous-marin nucléaire d'attaque français, outil de frappe indispensable, évolue à proximité du porte-avions sans jamais remonter à la surface.
Aujourd'hui, la France et une vingtaine de pays, dont la France, sont prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Le Charles de Gaulle a été conçu pour endosser des missions multiples, il pourrait très bien être chargé de sécuriser le détroit d'Ormuz, cet étroit couloir maritime bordant les côtes iraniennes, afin que le trafic y reprenne.
Le porte-avions pourrait ainsi escorter le passage des pétroliers et des porte-conteneurs en mettant à disposition notamment ses capacités de renseignement car le Charles de Gaulle permet d'ouvrir les yeux sur tout ce qui se passe à des milliers de kilomètres à la ronde. C'est d'ailleurs une mission qu'a accomplie son prédécesseur, le Clemenceau, il y a une quarantaine d'années lors de la guerre des tankers. À cette époque, l'Iran menait déjà des attaques contre des navires marchands dans le golfe Persique. Mais le chef de l'État, Emmanuel Macron, a répété que le porte-avions français n'agirait pas seul, uniquement dans le cadre d'une coalition internationale, et une fois que les hostilités seront terminées.
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