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Donald Trump à l'aéroport de Miami
Crédit : ROBERTO SCHMIDT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Bien qu'il prenne la parole très souvent, Donald Trump a une capacité hors norme à sauter d’un sujet à l’autre. Le président américain s'est exprimé sur l'Iran dans la nuit du 1 au 2 avril, dans laquelle les États-Unis restent fermement engagés. Pour autant, ses anciennes obsessions extérieures sont loin d'être abandonnées.
À Cuba, il n'est plus question d'intervention militaire américaine, mais le locataire de la Maison-Blanche parie toujours sur un changement de régime. Le chef d'État souhaite le renversement des Castristes par une population excédée du blocus durci depuis deux mois.
Le président américain a signé jeudi 29 janvier 2026 un décret désignant Cuba comme un "danger". Seul un pétrolier russe est arrivé à bon port. Cela n'empêche pas les négociations qui sont actuellement en cours entre Washington et La Havane.
Ces discussions sont menées, côté américain, par le secrétaire d'État et petit-fils d'exilé cubain, Marco Rubio. Impossible pour l'heure de savoir si celles-ci portent encore sur le départ de la famille Castro, des élections libres ou bien la libération des 1.200 prisonniers politiques. Mais un accord économique permettant des investissements étrangers à Cuba existe déjà.
Le 16 mars dernier, Donald Trump a déclaré qu'il "aurait prochainement l'honneur de prendre Cuba". Le président voudrait bien redorer son image auprès des conservateurs américains, qui verraient d'un bon œil la chute d'un gouvernement communiste.
Pour le Groenland, l'affaire est beaucoup plus complexe. En janvier 2026, lors du Forum économique de Davos, Donald Trump avait exigé un transfert de souveraineté du Groenland vers les États-Unis. Une réunion mondiale sur les métaux rares a aussi été organisée il y a quelques semaines à la Maison-Blanche, mais le Danemark n'a pas envoyé d'émissaire.
Du Groenland à l'Otan, en passant par le détroit d'Ormuz, les Européens commencent à s'habituer aux menaces trumpistes. Le Royaume-Uni organise cette semaine une réunion en visioconférence en compagnie de 35 pays qui souhaitent rouvrir le détroit d'Ormuz. Une nouvelle coalition des volontaires se met en ordre de marche, après celle pour l'Ukraine.
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