2 min de lecture Racisme

Michelle Obama défend la "diversité" des États-Unis, après les propos de Trump

Donald Trump est critiqué depuis dimanche après avoir intimé à plusieurs élues démocrates de "quitter" les États-Unis, si elles ne les "aiment pas".

Michelle Obama, le 6 juillet à la Nouvelle-Orleans
Michelle Obama, le 6 juillet à la Nouvelle-Orleans Crédit : Bennett Raglin / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Michelle Obama monte au créneau. L'ancienne Première dame des Etats-Unis s'est exprimée vendredi 19 juillet après plusieurs jours de polémiques liées à des propos de Donald Trump visant plusieurs élues du Congrès issues de minorités

"Ce qui fait vraiment la grandeur de notre pays, c'est sa diversité", a ainsi tweeté Michelle Obama, faisant une allusion à peine voilée au slogan de Donald Trump pour la campagne présidentielle de 2016: "Rendre à l'Amérique sa grandeur".

"J'ai vu cette beauté de tellement de façons différentes au fil des années", a-t-elle poursuivi. "Que nous soyons nés ici ou que nous ayons cherché refuge ici, il y a une place pour nous tous". "Nous devons nous souvenir que ce n'est pas mon Amérique ou votre Amérique. C'est notre Amérique", a-t-elle conclu.

Le président américain est engagé depuis dimanche dans une bataille verbale avec plusieurs élues démocrates de la Chambre des représentants, toutes issues de minorités, auxquelles il a notamment intimé de "quitter" les Etats-Unis si elles ne les "aiment pas".

"Renvoyez-la! Renvoyez-la!"

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La controverse est repartie de plus bellelorsque le public venu assister à son meeting mercredi soir a scandé "Renvoyez-la! Renvoyez-la!" après l'évocation par le président d'Ilhan Omar, l'une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès.

Contrairement aux trois autres femmes ciblées par le milliardaire républicain, qui sont nées aux Etats-Unis, Ilhan Omar y est arrivée enfant en tant que réfugiée somalienne. Donald Trump a tenté jeudi de se distancier des chants de ses partisans, sans convaincre.

Et vendredi matin, sur Twitter, il a attaqué la couverture médiatique --"dingue", selon lui-- des cris de ses partisans mercredi soir, tout en dénonçant l'"alliance malsaine" des médias avec ses opposants démocrates.

"Je suis convaincue que c'est un fasciste"

Interrogé plus tard vendredi sur son opinion concernant la teneur de ces cris, le président a qualifié son auditoire de "personnes incroyables". "Je ne suis pas content quand une parlementaire dit 'je vais être le cauchemar du président'", a-t-il relevé, faisant référence à des déclarations jeudi d'Ilhan Omar.

"Je suis convaincue que c'est un fasciste", a-t-elle dit au sujet du milliardaire. "Le cauchemar (de Donald Trump) est de voir une réfugiée somalienne parvenir au Congrès", a-t-elle lancé.
Réplique de l'intéressé vendredi: "Elle a de la chance d'être là où elle se trouve, laissez-moi vous le dire. Et les choses qu'elle a dites sont une honte pour notre pays".

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