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Marche républicaine : la Maison Blanche regrette de ne pas avoir envoyé un haut responsable

Le porte-parole de la Maison Blanche a reconnu que les Etats-Unis auraient dû envoyer un plus haut responsable à la marche républicaine à Paris.

Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche, le 8 août 2014.
Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche, le 8 août 2014.
Crédit : AFP PHOTO/Brendan SMIALOWSKI
La rédaction numérique de RTL & AFP

La Maison Blanche a regretté lundi de ne pas avoir envoyé un responsable de premier plan à la "marche républicaine" dimanche à Paris.

"Nous aurions dû envoyer quelqu'un de plus haut niveau", a admis Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain, répondant à de nombreuses critiques dans la presse américaine sur l'absence du président Barack Obama, de son vice-président ou de l'un de ses ministres lors de ce rassemblement sans précédent.

"Ceci étant dit, il ne fait aucun doute que les Américains et cette administration sont pleinement aux côtés de la France", a ajouté M. Earnest, saluant la "remarquable démonstration d'unité" dont les Français ont fait preuve lors de la manifestation de dimanche.

Le président lui-même aurait aimé pouvoir se rendre sur place

Josh Earnest

"Si les circonstances avaient été différentes, le président lui-même aurait aimé pouvoir se rendre sur place", a-t-il ajouté, mettant en avant le court délai entre le moment où cette marche a été annoncée et son déroulement, ainsi que les contraintes logistiques liées à un déplacement présidentiel.

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Un cinquantaine de dirigeants étaient présents lors de cette marche à laquelle ont participé un million et demi de personnes. Le président François Hollande était entouré de son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita et de la chancelière allemande Angela Merkel. Le président palestinien Mahmoud Abbas marchait à quelques mètres du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"J'ai eu honte"

Les Etats-Unis, eux, étaient représentés par leur ambassadrice, Jane Hartley. Le ministre de la Justice Eric Holder, présent à Paris pour une réunion sur le terrorisme, n'a pas rejoint le cortège.

En déplacement en Inde, le secrétaire d'Etat John Kerry a annoncé qu'il se rendrait à Paris vendredi. "J'ai probablement été l'un des premiers au monde à avoir parlé aux Français, à avoir évoqué notre effroi et nos liens très très forts avec les Français", avait ajouté, visiblement piqué au vif, John Kerry, francophone et francophile, dont l'absence a été d'autant plus remarquée qu'il n'hésite jamais à faire un crochet par Paris. Il s'y est rendu une quinzaine de fois depuis qu'il a pris la tête de la diplomatie américaine.

Vous avez laissé tomber le monde

Le "New York Daily News"

Selon la Maison Blanche, la France n'a, à aucun moment, fait part de son irritation ou de son mécontentement. "C'est un problème intra-américain. Du côté français, il n'y a aucune critique, bravo les Américains, ils ont été derrière nous, vraiment aucun problème", a dit à l'AFP l'ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, invité ce lundi au Congrès américain, où des élus ont signé des livres de condoléances. "En tant qu'Américain, j'ai eu honte", a lancé dans un texte publié lundi le journaliste de CNN Jake Tapper, présent à Paris.

Occasion manquée

"Vous avez laissé tomber le monde", a tranché de son côté le New York Daily News, sur une première page où apparaissent, sur fond de foule réunie place de la République, les visages de Barack Obama, Joe Biden, John Kerry et Eric Holder. Parmi les élus aussi, des voix se sont élevées pour s'étonner de cette extrême discrétion américaine lors de ce rassemblement historique dans la capitale française.

"Notre président aurait dû y être, car nous ne devons jamais hésiter à être aux côtés de nos alliés", a lancé le républicain Ted Cruz, farouche opposant à Barack Obama. Le sénateur républicain Marco Rubio, qui pourrait, comme Ted Cruz, se lancer dans la course à la Maison Blanche en 2016, a jugé que l'administration américaine avait fait "une erreur".

Mais certains s'étonnaient aussi de l'absence à Paris des candidats potentiels ou déclarés à la Maison Blanche, au premier rang desquelles Hillary Clinton, ex-First Lady, ex-sénatrice et ex-secrétaire d'État, qui pourrait prochainement annoncer sa candidature. "Hillary Clinton et son mari (Bill) se mordent probablement les doigts de ne pas avoir sauté dans un avion privé pour rejoindre Paris", soulignait Jake Tapper. "Vous imaginez Hillary et Bill marchant au premier rang, bras dessus bras dessous, avec Netanyahu et Hollande ?"

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