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Lutte contre le jihadisme : ce qu'il faut attendre du G5 Sahel

Face à la multiplication des attaques jihadistes au Sahel, Emmanuel Macron réunit à Pau ce lundi 13 janvier les présidents de cinq pays de la région. Quels sont les enjeux de cette rencontre ?

Les chefs d'État du G5 Sahel et Emmanuel Macron durant le sommet extraordinaire à Bamako au Mali, le 2 juillet 2017.
Les chefs d'État du G5 Sahel et Emmanuel Macron durant le sommet extraordinaire à Bamako au Mali, le 2 juillet 2017.
Crédit : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Lutte contre le jihadisme : ce qu'il faut attendre du G5 Sahel
01:03
Thomas Pierre & Pierre Julien & AFP

La ville de Pau accueille lundi 13 janvier le sommet des pays du Sahel. Pau, c'est la ville d'où venaient sept des treize soldats de l'opération Barkhane qui ont péri dans un accident d'hélicoptère en septembre dernier. Comment faire face aux attaques djihadistes qui ont encore fait 89 morts dans les rangs de l'armée nigérienne la semaine dernière ? 

Emmanuel Macron réunit lundi 13 janvier les présidents de cinq pays de la région : Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie, en vue de renforcer la légitimité contestée des militaires français déployés sur place et mobiliser les alliés européens.

Outre les présidents du G5 Sahel, ce sommet le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki et le président du Conseil européen, Charles Michel.

Un front uni contre le jihadisme

Certes, la force Barkhane et ses 4.500 hommes monte des opérations qui se soldent par des dizaines de djihadistes mis hors d’état de nuire. Mais parallèlement les groupes terroristes ne cessent de frapper dans la bande sahélo-saharienne, y semant la mort et la terreur. Les armées régulières des différents pays ensanglantés sont pratiquement incapables de réagir si elles n’ont pas le soutien direct français. 

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Lundi, Paris veut donc avant tout obtenir une déclaration commune des cinq pays qui soulignera que la France agit à la demande de ses dirigeants, afin de relégitimiser sa présence au Sahel. "La rencontre sera décisive, en ce qu'elle permettra de mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions", jugeait le président malien Ibrahim Boubacar Keïta début janvier.

Outre son volet politique, le sommet de Pau vise aussi à revoir la stratégie militaire contre les jihadistes dans cette zone aussi vaste que l'Europe. Ce G5 Sahel visera ainsi à obtenir une participation accrue des alliés internationaux, surtout européens. La France est par ailleurs en train de mettre sur pied une opération baptisée "Tacouba", réunissant des forces spéciales d'une dizaine de pays européens.

Répondre au sentiment anti-français

L'autre enjeu de cette rencontre, c'est le sentiment anti-français qui se développe en particulier au Mali. Un millier de personnes ont encore manifesté vendredi 10 janvier à Bamako pour réclamer le départ des troupes françaises et étrangères. 

Au Mali, dans la zone dite des trois frontières, l’État ne peut y assurer même un minimum de sécurité. Il abandonne les populations à leur sort en matière de justice d’éducation ou de santé. D’où un ressentiment très fort contre le régime en place et par la force des choses envers la France...

En lançant cette invitation, perçue comme une "convocation" par certains présidents sahéliens, Emmanuel Macron avait averti qu'il mettrait toutes les options sur la table, y compris celle d'un retrait ou d'une décrue de Barkhane. 

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