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Le Québec prend ses distances avec le roi Charles : la couronne disparaît de ses armoiries

Le gouvernement du Québec a annoncé le retrait de la couronne britannique de ses armoiries. Cette décision à forte portée politique et identitaire vise à montrer que les institutions et les symboles nationaux "respectent la population" et reflètent "l'identité québécoise", selon le ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes.

Le drapeau du Québec

Crédit : Creative Touch Imaging Ltd / NurPhoto / NurPhoto / AFP

Sabrine Mimouni

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Un symbole monarchique jugé dépassé. Dans un communiqué publié ce vendredi 23 janvier, le Québec a annoncé le retrait de la couronne britannique dite "des Tudor" de ses armoiries. Cette dernière avait été ajoutée en 1939. Un décret, dont la signature et l'entrée en vigueur n'ont pas encore été communiquées, actera cette décision portée par le ministre de la Justice et responsable des Relations canadiennes, Simon Jolin-Barrette, et du ministre de la Langue française, Jean-François Roberge.

"La vaste majorité des Québécois n’ont aucun attachement envers la monarchie britannique et la rejettent. En retirant la couronne britannique, nous nous assurons que les institutions et les symboles nationaux québécois respectent la population québécoise", a souligné Simon Jolin-Barrette. Ce retrait fait suite aux recommandations d'un rapport du comité consultatif sur les enjeux constitutionnels rendu en novembre 2024, comme l'explique Radio-Canada

Cette modification des armoiries est possible grâce à la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec qui prévoit que le "gouvernement établit les armoiries du Québec, emblème de l'État, et peut autoriser leur utilisation". En choisissant de retirer la couronne des "Tudor", le Québec espère réaffirmer son identité et son autonomie.

Une version progressivement utilisée

Concrètement, les armoiries déjà présentes sur les édifices, documents anciens ou bâtiments patrimoniaux ne seront pas retirées. Le gouvernement invoque des raisons de conservation historique et de coûts. En revanche, la nouvelle version sera progressivement utilisée dès l'entrée en vigueur du décret.

Ce retrait s’inscrit dans une série de mesures prises par Québec ces dernières années pour réduire la place de la monarchie britannique dans ses institutions. En 2022, 11 députés de gauche avaient refusé de prêter serment au roi Charles III pour pouvoir siéger à l’Assemblée nationale. En effet, en tant que membres du Commonwealth, la Constitution du Canada prévoit que chaque député élu doit prononcer un serment d’allégeance à la monarchie britannique.

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