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Le FMI et la Banque mondiale mettent en garde contre une pénurie de pétrole si le trafic ne reprend pas à Ormuz

Le FMI, la Banque mondiale, l’AIE et l’OMC mettent en garde contre un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic dans le détroit d’Ormuz ne reprend pas rapidement. En cause, la fermeture de ce passage stratégique par l’Iran, qui menace l’approvisionnement mondial et fragilise surtout les pays les plus vulnérables.

Le logo du FMI à Washington, lieu de son siège social (image d'illustration)

Crédit : STEFANI REYNOLDS / AFP

AFP

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Plusieurs organisations internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ont alerté ce vendredi 29 mai sur un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic dans le détroit d’Ormuz ne reprend pas rapidement. 

Dans un communiqué commun publié vendredi, le FMI, la Banque mondiale, l’Agence internationale de l’énergie et l’Organisation mondiale du commerce soulignent que "Les stocks mondiaux de pétrole se réduisent à un rythme record du fait de la perte majeure de livraisons passant par le détroit d'Ormuz", après une réunion de leurs dirigeants.

Elles préviennent aussi que "Si la circulation maritime ne revient pas à la normale, une réduction rapide et continue des stocks mondiaux avant le pic de demande de l'été dans l'hémisphère nord représenterait un risque accru en termes de sécurité énergétique (...) et plus largement de résistance de l'économie".


À l’origine de cette situation, l’attaque menée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. En réponse, Téhéran a fermé le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transitent environ 20 % des hydrocarbures mondiaux. Cette baisse de l’offre frappe d’abord les pays émergents et en développement, en particulier en Asie. Certains ont déjà pris des mesures pour limiter leur consommation.

Un choc qui touche durement les pays "les plus vulnérables"

Les quatre institutions rappellent également que "si l'économie mondiale continue de résister, les effets du conflit touchent de manière disproportionnée les pays les plus vulnérables", en raison notamment de la hausse des prix du pétrole et des engrais.

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Lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à la mi-avril, la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, avait indiqué que l’institution se tenait prête à répondre à une hausse des demandes d’aide des pays en difficulté. Elle évaluait alors entre 20 et 50 milliards de dollars le montant de l’aide supplémentaire qui pourrait être nécessaire en raison de la guerre.

Malgré un cessez-le-feu conclu entre les trois belligérants, prolongé une première fois et jusqu’ici globalement respecté, Washington et Téhéran ne sont toujours pas parvenus à s’accorder sur un texte commun pour sortir de la crise.


De son côté, l’Iran a mis en place les structures administratives nécessaires pour taxer durablement le trafic maritime dans le détroit, qu’il partage avec le sultanat d’Oman.

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