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Exposition, volets, inertie thermique... Pourquoi certains logements exemplaires au DPE tournent au four en été

Bien classés sur le papier, certains logements deviennent invivables dès que les températures grimpent. En cause : un DPE pensé surtout pour l'hiver, qui peine encore à mesurer le confort réel en période de canicule.

Une fenêtre ouverte (image d'illustration)

Crédit : Photo de Vruyr Martirosyan sur Unsplash

Exposition, volets, inertie thermique : pourquoi certains logements exemplaires au DPE tournent au four en été

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Flora Granchette & AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Avec les fortes chaleurs, certains logements bien notés au DPE se transforment en véritables fours. Selon une étude de Pouget Consultants et l'Alliance des industriels des solutions électriques et numériques du bâtiment (Ignes), un tiers des logements classés A ou B ne seraient pas adaptés aux épisodes de canicule et peuvent être considérés comme des "bouilloires thermiques".

Cette limite tient à la logique même du DPE, conçu d'abord pour mesurer la consommation d'énergie et la capacité d'un logement à conserver la chaleur en hiver. Résultat : certains atouts en saison froide deviennent des handicaps en été, comme une exposition plein sud.

La surchauffe s'explique aussi par un manque de protections solaires. "Parfois, on a des fenêtres qui peuvent être performantes avec un double vitrage, par exemple, mais par contre, on n'a pas de volet. En hiver, ça vous permet de bénéficier des apports solaires, mais l'été, toute calorie qui va rentrer dans votre logement, après, vous allez avoir beaucoup de difficultés à la faire sortir", souligne sur RTL Anne-Sophie Perrissin-Fabert, déléguée générale d'Ignes.

Les matériaux et le type d'isolation comptent aussi

Le DPE comporte bien un indicateur de confort d'été, matérialisé par un "smiley", mais il reste secondaire et n'entre pas dans la note principale. "Sa grosse lacune aujourd'hui, c'est de ne pas prendre en compte la localisation du bâtiment et de votre appartement. Il est certain que pour une même localisation, entre un rez-de-chaussée avec d'énormes masques solaires versus un dernier étage, vous n'aurez quand même pas tout à fait le même ressenti", rappelle Anne-Sophie Perrissin-Fabert.

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Enfin, les matériaux et le type d'isolation comptent aussi. Certains isolants, comme la laine de bois, freinent mieux la chaleur que d'autres, et une isolation par l'intérieur peut réduire l'inertie thermique du bâtiment. C'est ce qui explique aussi que certaines vieilles maisons en pierre, parfois mal classées au DPE, restent plus supportables pendant les canicules.

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