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Le fils de Joe Biden admet que son nom lui a valu un poste controversé

Hunter Biden, le fils du président des États-Unis, a reconnu lors d'un entretien accordé à la BBC, que son nom lui avait permis d'obtenir une place au conseil d'administration du groupe gazier ukrainien Burisma.

Sans expérience particulière dans le secteur énergétique européen, Hunter Biden avait été nommé au conseil d'administration de Burisma en 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.
Sans expérience particulière dans le secteur énergétique européen, Hunter Biden avait été nommé au conseil d'administration de Burisma en 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama. Crédit : DEMOCRATIC NATIONAL CONVENTION / AFP
Charline Vergne et AFP

À l'occasion d'un entretien diffusé ce mardi 6 avril par la BBC, Hunter Biden, le fils du président américain, a reconnu que son nom lui avait permis de décrocher un poste controversé : une place au conseil d'administration du groupe gazier ukrainien Burisma. Cette nomination, décriée par Donald Trump, figure au cœur de la première procédure en destitution de ce dernier. 

"Je pense qu'ils ont vu que pour eux, mon nom valait de l'or", a confié le fils de Joe Biden, lors d'un entretien accordé à l'émission radio de la BBC "Today", diffusée à l'occasion de la sortie de son autobiographie "Beautiful Things". 

L'avocat de 51 ans a précisé que le groupe ukrainien ambitionnait de se diversifier à l'international et "dans d'autres secteurs, afin de se protéger" contre Moscou, à la suite de l'annexion de la Crimée en 2014.

"Le nom Biden est synonyme de transparence"

Hunter Biden assure toutefois n'avoir jamais utilisé ses relations familiales pour essayer d'influencer la politique étrangère américaine. "J'ai limité à 100% ce que j'ai fait pour eux à mon rôle au conseil d'administration. Le nom Biden est synonyme de démocratie et de transparence, et c'est pour cela que j'ai dit que cela valait de l'or pour eux", a-t-il précisé. 

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Sans expérience particulière dans le secteur énergétique européen, le fils de Joe Biden avait été nommé au conseil d'administration de Burisma en 2014, alors que son père était le vice-président de Barack Obama. Jusqu'à son départ en avril 2019, il aurait été payé 50.000 dollars par mois, selon les républicains.

Son siège avait été au centre de la première procédure de destitution historique contre Donald Trump, en 2019. Les démocrates accusaient ce dernier d'avoir abusé de sa fonction présidentielle, en faisant pression sur l'Ukraine pour que Kiev enquête sur Joe Biden et les activités commerciales de son fils. Acquitté au début de l'année 2020, le milliardaire s'était régulièrement exprimé sur des soupçons de "corruption", jamais avérés, contre les Biden.

Une enquête parlementaire a été menée

Après une enquête parlementaire, plusieurs sénateurs républicains avaient conclu, en septembre 2020, que les relations du fils de Joe Biden avec Burisma étaient "gênantes" pour le gouvernement américain. Toutefois, cette enquête n'avait pas démontré que son père aurait pu influencer la politique étrangère américaine d'une quelconque façon, ou agi dans le but d'aider son fils. Dans son livre, "Beautiful Things", publié par Gallery Books, Hunter Biden a néanmoins assuré qu'il refuserait ce mandat, si c'était à refaire. L'ouvrage sera disponible en français, chez Albin Michel, à la rentrée prochaine.

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