1 min de lecture Justice

Japon : accusé d'avoir démembré 9 personnes, le "tueur de Twitter" devant la justice

Takahiro Shiraishi reconnaît avoir tué sans leur consentement, démembré et conservé les corps de neufs personnes ayant des tendances suicidaires piégées sur Twitter.

Takahiro Shiraishi le 1 novembre 2017
Takahiro Shiraishi le 1 novembre 2017 Crédit : STR / JIJI PRESS / AFP
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Paul Turban et AFP

On aurait pu croire à une farce d'Halloween si, ce mardi 31 octobre 2017 au matin, ce n'était pas de la chair humaine que les enquêteurs avaient trouvée. Ce jour-là, chez Takahiro Shiraishi, neuf corps démembrés ont été découverts, avec pas moins de 240 morceaux d'os cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de dissimuler les preuves. 

Ce mercredi 30 septembre, le "tueur de Twitter" a reconnu être l'auteur de ces crimes, dans un tribunal de Tokyo. Il a dit que les neuf chefs d'accusation de meurtre qui pesaient contre lui étaient "corrects", rapporte NHK, la télévision publique nippone. 

Takahiro Shiraishi, 29 ans, aurait piégé des jeunes personnes de 15 à 26 ans ayant des tendances suicidaires. Sur Twitter, il leur aurait promis de les aider à mourir, voire de se suicider à leurs côtés. 

Le "tueur de Twitter" plaide coupable, pas ses avocats

Le tueur en série présumé avait été arrêté après qu'une femme de 23 ans avait disparu après avoir partagé sur Twitter son intention de se donner la mort. La police chargée de l'enquête avait alors arrêté Takahiro Shiraishi, repéré par le frère de la victime sur son compte Twitter. 

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Les avocats de l'accusé ont demandé que les charges soient réduites à "meurtre avec consentement". Selon elles, les victimes avaient consenti à mourir. Cela ne coûterait au "tueur de Twitter" que six mois à sept ans de prison, alors qu'il risque actuellement la peine de mort. 

Le prévenu s'est placé en porte à faux avec ses avocats. Expliquant avoir "tué sans consentement", il a affirmé qu'"il y avait des contusions derrière la tête des victimes. Cela veut dire qu'il n'y a pas eu consentement et je l'ai fait pour qu'elles ne résistent pas." Takahiro Shiraishi a dit n'avoir jamais "eu l'intention d'être attrapé" et s'est proclamé fier de ne pas avoir été identifié jusqu'au dernier meurtre. 

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