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Irak : l'aviation française a détruit plusieurs "caches et tunnels" de Daesh

Cette opération, qui s'est déroulée dans le nord-est de l'Irak, visait à dégrader les capacités logistiques et militaires du groupe terroriste.

Un rafale de l'armée française (Illustration)

Crédit : JOEL SAGET / AFP

Félix Roudaut & AFP

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Six jours après l'assaut américain qui a conduit à la mort du "calife" de l'État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, la France a indiqué avoir bombardé "plusieurs caches et tunnels" du groupe terroriste dans le nord-est irakien. L'annonce a été faite vendredi 1er novembre sur Twitter par la ministre des Armées, Florence Parly, qui a rappelé la "détermination" de la Paris à poursuivre la lutte antijihadiste au Levant.

"Hier, l'aviation française a bombardé plusieurs caches et tunnels de Daesh, à qui nous ne laissons aucun répit", a-t-elle tweeté. "Le Levant a été le théâtre de nombreux revirements récents. La position de la France, elle, est constante, et sa détermination à lutter contre le terrorisme intacte", ajoute la ministre, en allusion au récent retrait partiel des troupes américaines du nord-est syrien, décidé par Donald Trump au grand dam de ses alliés.

Dégrader "les capacités logistiques" de l'EI

Selon les détails fournis par l'état-major français, "une patrouille de Rafale (...) a délivré une frappe contre plusieurs caches de Daesh dans le nord-est irakien" dans le cadre de l'opération "Chammal", volet français de l'opération Inherent Resolve menée par une coalition internationale sous la houlette des États-Unis.

Cette frappe, "préparée avec nos alliés dans le cadre de l'Opération Inherent Resolve", "a été précédée d'une observation par l'avion (français) de patrouille maritime Atlantique 2 et a été appuyée par un drone Reaper de la coalition", précise l'état-major. L'objectif était de "détruire plusieurs tunnels utilisés par Daesh comme base arrière pour ses actions, et de dégrader ses capacités logistiques et militaires dans cette région", ajoute-t-on de même source.

L'EI a confirmé jeudi la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, cinq jours après l'annonce de son décès par Donald Trump dans une opération américaine en Syrie, et nommé son successeur en menaçant les États-Unis de représailles. Une réunion de ministres de la coalition internationale antijihadiste aura lieu le 14 novembre à Washington, afin de discuter "des prochaines mesures à prendre afin d'augmenter la présence de la coalition dans le nord-est de la Syrie", a confié en début de semaine un responsable américain.

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