1 min de lecture Chine

Interpol : l'épouse de l'ex-patron obtient l'asile, Pékin met en garde Paris

La Chine a mis en garde Paris contre l'épouse de l'ex-président d'Interpol, Meng Hongwei, qui a obtenu l'asile politique en France début mai. L'homme est soupçonné d'avoir accepté des pots de vin.

Meng Hongwei, l'ex président d'Interpol à Singapour le 4 juillet 2017
Meng Hongwei, l'ex président d'Interpol à Singapour le 4 juillet 2017 Crédit : ROSLAN RAHMAN / AFP
Sarah Duhieu
Sarah Duhieu
et AFP

La Chine dénonce l'implication de la France. Pékin a adressé, ce mercredi 15 mai, une mise en garde à Paris après l'octroi de l'asile politique à l'épouse de l'ancien patron chinois d'Interpol, Meng Hongwei, poursuivi pour corruption dans son pays.

"Si la femme de Meng Hongwei déposait une demande d'asile politique en France, cela constituerait un abus total de la procédure française", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Geng Shuang, alors qu'elle vient, selon son avocat, d'obtenir ce statut.

La rocambolesque "disparition" de Meng Hongwei au mois de septembre avait défrayé la chronique. Le patron d'Interpol n'avait plus donné de nouvelles après avoir quitté Lyon, où se situe le siège de l'organisation. Une dizaine de jours plus tard, Pékin avait annoncé que l'homme, également vice-ministre de la police dans son pays, était rentré en Chine où il était soupçonné de corruption. Il a depuis été inculpé.

Son épouse sous protection policière

Son épouse, Grace Meng, ainsi que ses deux enfants, ont obtenu l'asile politique en France début mai. Elle fait l'objet d'une protection policière depuis qu'elle a affirmé avoir été victime d'une tentative d'enlèvement en début d'année.

À lire aussi
A Hong Kong, des policiers arrêtent des manifestants devant une université le 18 novembre 2019. , Hong Kong
À Hong Kong, la police menace d'utiliser des "balles réelles" face aux manifestants armés

Le porte-parole de la diplomatie chinoise a déclaré qu'il s'agissait "d'une affaire criminelle classique". "Ce n'est pas une affaire politique, et encore moins une soi-disant persécution politique", a-t-il assuré. "Nous espérons que la Chine et la France pourront traiter cette affaire conformément à la loi et de façon appropriée, sur la base d'une bonne coopération".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Chine Interpol Asile
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants