2 min de lecture
Le comédien Jacques Weber, invité de RTL le 26 janvier 2026.
Crédit : RTL
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
C'était il y a un an. En janvier 2025, dans Le Journal inattendu sur RTL, Jacques Weber se disait "sidéré", "estomaqué" par l'absence de réactions suscitées par Donald Trump et sa politique. "Il y a une feuille de cigarette entre le nazisme et Trump", estimait le comédien, suscitant alors de multiples réactions. "Trump est une ordure absolue, un danger absolu, non seulement pour son pays mais pour le monde entier."
"Quand j'ai dit qu'il y avait une feuille de cigarette entre le nazisme et Trump, je ne me suis pas trompé", commente Jacques Weber, invité ce lundi 26 janvier de RTL Soir. "C'est ce qu'il se passe."
"Trump c'est un élu démocratiquement parlant", mais "la démocratie enfante des monstres", assure le comédien au micro d'Anne-Sophie Lapix. "À mon époque", "nous avions une forme de maturité politique, on avait le temps de penser", poursuit-il au sujet de l'expression des citoyens par le vote. Ce "n'est plus le cas", beaucoup de citoyens étant selon lui occupés à se demander "comment (ils vont) faire bouffer (leurs enfants)".
Et Jacques Weber de fustiger "l'expression de l'opinion" qui "n'est pas une opinion", mais "une pulsion d'émotivité". "On tombe dans l'imbécilité la plus totale", commente-t-il.
Le comédien évoque notamment la très contestée police de l'immigration, l'ICE, qui a abattu deux Américains ces dernières semaines à Minneapolis (Minnesota). "Mais l'ICE ce n'est pas les États-Unis seulement", estime Jacques Weber, pour qui "nous sommes en très grand danger démocratique".
Lui dit s'inquiéter de "toutes ces petites phrases, ces paroles, ces petits lois", comme une récente proposition qui permettrait aux agents de police d'avoir "le droit un petit peu plus de se servir de leur arme". Jacques Weber fait ici référence à un texte, soutenu par le gouvernement et débattu jeudi 22 janvier lors d'une niche des Républicains à l'Assemblée nationale, qui visait à instaurer une présomption d'utilisation légitime par les forces de l'ordre de leur arme à feu, soutenue par le gouvernement.
Le texte visait initialement à créer une présomption de "légitime défense". Après des divisions en commission, le gouvernement avait proposé une nouvelle rédaction prévoyant que les agents de police nationale et les gendarmes ouvrant le feu "sont présumés avoir agi" dans le cadre des conditions prévues par la loi. L'amendement avait été adopté avec les voix du camp gouvernemental et de l'alliance RN-UDR.
"Une présomption ce n'est pas une immunité", "elle lèvera simplement l'automaticité de la garde à vue du policier qui a fait usage de son arme", avait avancé le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Le texte n'avait finalement pas été mis aux voix : un vote n'avait pas pu intervenir avant la fin de la niche parlementaire des Républicains.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte