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Guerre en Ukraine : "Si je l'attrape ce Poutine...", près de Kherson, Lydia survit comme elle le peut

REPORTAGE - L'armée russe recule en Ukraine mais mise sur l'épuisement de la population. Et c'est ce qu'on peut voir dans les villages aux alentours de Kherson, dans le sud du pays. RTL a rencontré Lydia, 72 ans, qui vit sans électricité, ni eau malgré le froid hivernal qui s'installe.

Lydia, habitante de la région de Kherson, le 24 octobre 2022
Lydia, habitante de la région de Kherson, le 24 octobre 2022
Crédit : RTL / Emilie Baujard et Jonathan Griveau
Guerre en Ukraine : "Si je l'attrape ce Poutine...", près de Kherson, Lydia survit comme elle le peut
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Emilie Baujard

L'armée russe recule en Ukraine mais mise sur l'épuisement de la population. Et c'est ce qu'on peut voir dans les villages aux alentours de Kherson, dans le sud du pays. Les Russes sont partis, mais la vie à l'approche de l'hiver est très dure. RTL a rencontré Lydia. Faute d'électricité et de chauffage, il fait 12 degrés dans sa maison, plongée dans le noir, et elle survit comme elle peut.  

Lydia a 72 ans. Mais elle en fait beaucoup plus. Un œil qui ne voit plus, un foulard sur la tête, elle nous ouvre les portes de sa maison pour nous abriter de la pluie. Dans le couloir d'entrée se trouve un grand plat rempli de bouts de pain coupé en petits cubes. "Je fais sécher le pain ici", explique-t-elle. "Ensuite, ça me fait des croûtons pour la soupe. On ne sait pas ce qui va se passer dans les prochaines semaines, donc j'en fais plein". 

Cela fait un mois qu'elle vit sans eau courante ni électricité. Les maisons ont été détruites dans les combats pour reprendre Kherson. Sa cuisine sans fenêtre est plongée dans une profonde obscurité. Lydia lève les yeux vers un thermomètre. Il fait 12 degrés à l'intérieur.  

Lydia, habitante de la région de Kherson, le 24 octobre 2022
Lydia, habitante de la région de Kherson, le 24 octobre 2022
Crédit : RTL / Emilie Baujard et Jonathan Griveau

"Si je l'attrape ce Poutine..."

"C'est très difficile", admet-elle. "La moitié des gens du village sont partis. Une fois par semaine, les soldats ukrainiens nous apportent de l'eau. Il y a de l'eau pour faire la cuisine et de l'eau pour se laver. Mais là, par exemple, je n'en ai plus. Donc je récupère l'eau de pluie. Heureusement, aujourd'hui, il pleut beaucoup." 

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Pour manger Lydia a son propre potager et elle stocke toute la nourriture que les soldats ukrainiens lui apportent. Un micro-ondes déborde de sacs de pain, des dizaines de paquets de pâtes dans un tiroir. Mais les journées sont mornes. Lydia attend que le temps passe. "Si je l'attrape ce Poutine, je le coupe en petits morceaux, juste pour qu'ils ressentent la souffrance dans laquelle il nous a plongés et dans laquelle nous vivons aujourd'hui." 

Dans une autre vie, Lydia était puéricultrice dans une crèche pendant 44 ans. Sur les murs, elle nous montre ses trésors, les photos de ses enfants et arrière-petits-enfants. "Mais personne n'a proposé de venir me chercher..."

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