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Groenland : les États-Unis estiment qu'il est "temps de remettre leur empreinte" sur le territoire autonome danois

L'émissaire américain au Groenland estime que les États-Unis doivent renforcer leur présence au Groenland alors que Donald Trump a indiqué à plusieurs reprises que les États-Unis devaient contrôler le territoire arctique pour des raisons de sécurité nationale.

Jeff Landry, l'émissaire américain au Groenland, le 20 mai 2026

Crédit : Christian Klindt Soelbeck / Ritzau Scanpix / AFP

AFP - édité par Justine Audollent

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Jeff Landry, l'émissaire américain au Groenland, territoire arctique convoité par le président Donald Trump, a déclaré ce mercredi 20 mai à l'AFP que les États-Unis devaient renforcer leur présence sur ce territoire autonome danois. "Je pense qu'il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland. Je pense que vous voyez le président parler de renforcer les opérations de sécurité nationale et de réaffecter du personnel dans certaines bases au Groenland", a-t-il déclaré après sa première visite au Groenland depuis sa nomination en décembre 2025. 

Les États-Unis ne disposent actuellement que d'une base militaire au Groenland, contre 17 installations militaires au plus fort de la Guerre froide. Donald Trump a soutenu à plusieurs reprises que les États-Unis devaient contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité nationale, affirmant que si les États-Unis ne le contrôlaient pas, le territoire risquait de tomber entre les mains de la Chine ou de la Russie. 

Dans l'obligation de trouver une solution

Le Groenland se trouve sur la route la plus courte pour les missiles entre la Russie et les États-Unis. Il recèle des gisements inexploités de terres rares et pourrait jouer un rôle essentiel à mesure que la glace polaire fond et que de nouvelles voies maritimes apparaissent. Les États-Unis veulent ouvrir trois nouvelles bases dans le sud du territoire, selon de récents articles de presse. 

Un pacte de défense de 1951, mis à jour en 2004, permet déjà à Washington d'augmenter les déploiements de troupes et les installations militaires au Groenland, à condition d'en informer au préalable le Danemark et le Groenland. Le président américain est revenu, en janvier, sur ses menaces de s'emparer du Groenland, et un groupe de travail américano-danois-groenlandais a été mis en place pour répondre à ses préoccupations. 

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Même si le désir du "maître" de "sécuriser le contrôle du Groenland (...) est totalement irrespectueux (...) nous sommes obligés de trouver une solution", a déclaré le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen à des journalistes en marge d'un forum économique sur le Groenland mardi 19 mai. 

Jeff Landry, qui est également le gouverneur républicain de Louisiane (sud-est des États-Unis), est arrivé dimanche à Nuuk, la capitale du Groenland. Il n'avait pas été officiellement invité et sa présence a suscité la controverse sur le territoire danois. L'émissaire américain a rencontré lundi Jens-Frederik Nielsen et le ministre des Affaires étrangères du Groenland, Mute Egede. 

Le Premier ministre a déclaré que les discussions avaient été "constructives", mais a souligné qu'il n'y avait "aucun signe (...) que quoi que ce soit ait changé" dans la position des États-Unis. 

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