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Grande-Bretagne : les victimes de viol devront remettre leur téléphone à la police

En Grande-Bretagne, les victimes de viol devront remettre leur téléphone à la police sous peine de voir l'enquête abandonnée. Les associations craignent que cette "intrusion" dans leur vie privée les dissuade de porter plainte.

Des drapeaux flottent devant Big Ben en Grande-Bretagne le 28 avril 2011
Des drapeaux flottent devant Big Ben en Grande-Bretagne le 28 avril 2011 Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Sarah Duhieu
Sarah Duhieu

Les associations craignent un effet dissuasif. En Grande-Bretagne, les victimes de viols et de violences conjugales auront désormais l'obligation de laisser la police accéder à leur téléphone et à leurs comptes sur les réseaux sociaux, rapportent des médias britanniques dont The Independant. Si la plaignante refuse, l'enquête pourrait être abandonnée.

Un nouveau formulaire distribué en Angleterre et au Pays de Galles précise que les victimes doivent autoriser la police à télécharger le contenu d'appareils électroniques, notamment leur téléphone, ordinateur portable ou tablette. Elles doivent également accepter de donner accès aux messages, photographies, historique de navigation sur Internet et même à leurs comptes sur les réseaux sociaux.

Si la victime refuse cette condition, "il pourrait ne pas être possible de poursuivre l'enquête ou les poursuites", précise un nouveau formulaire distribué en Angleterre et au Pays de Galles. Il précise que la victime peut également faire l’objet d’une enquête si la preuve d’une infraction pénale distincte est découverte.

Une condition "traumatisante"

Les associations craignent que cette nouvelle condition "traumatisante" dissuade les victimes de porter plainte. Elles rappellent qu'en 2018, seuls 1,7% des viols signalés en Grande-Bretagne ont donné lieu à une mise en examen.

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La députée Helen Margaret Newlove, de la commission parlementaire des victimes, s'inquiète des conséquences d'une telle obligation. Pour elle, les victimes de violences sexuelles pourraient souffrir d'un second traumatisme lié aux "enquêtes systématiques sur leur vie personnelle et leur divulgation dans le cadre de procès pénaux", rapporte le journal.

"Je crains que cela ne produise l'effet inverse" de celui recherché, explique-t-elle, "avec encore moins de victimes disposées à aller jusqu'au procès".

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