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Felipe VI : lourde tâche pour le nouveau roi

Felipe VI a prêté serment ce jeudi 19 juin 2014, devenant le nouveau roi d'Espagne, et tournant ainsi une page de l'histoire du pays. Tandis que celle qu'il s'apprête à ouvrir ne s'annonce pas simple.

Le fils de Juan Carlos, Felipe IV, a juré fidélité à la Constitution ce jeudi matin, devenant ainsi le nouveau roi d'Espagne (archive).
Le fils de Juan Carlos, Felipe IV, a juré fidélité à la Constitution ce jeudi matin, devenant ainsi le nouveau roi d'Espagne (archive). Crédit : PEDRO ARMESTRE / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le nouveau roi d'Espagne Felipe VI a prêté serment ce jeudi matin, tournant une page de l'histoire du pays, avant de s'atteler à sa lourde mission : rajeunir une monarchie contestée et préserver une unité nationale malmenée par le séparatisme catalan.

Coup d'envoi des cérémonies, le jeune roi en grand uniforme militaire a reçu la ceinture de soie rouge de capitaine général des Armées des mains de son père Juan Carlos, qui a signé mercredi son abdication, avant de gagner le Congrès des députés où il a juré fidélité à la Constitution de 1978, le socle fondateur de la démocratie espagnole.

Madrid, pour accueillir son nouveau roi, s'est parée de milliers de fleurs et de drapeaux, un décor éclipsant les manifestations républicaines qui avaient suivi l'annonce, le 2 juin, de l'abdication de Juan Carlos. Tandis que le quotidien catalan El Periodico proclamait en gros titre : "Détrônés", dans un clin d'oeil à la défaite de la veille.

Une lourde tâche

Resté populaire face au discrédit qui frappe son père, le nouveau roi devra répondre à de nombreux espoirs qu'il aura sans doute du mal à concrétiser. A 46 ans, Felipe hérite d'une monarchie contestée, selon les sondages, par un Espagnol sur deux, dans un pays miné par la crise économique et le chômage.

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En annonçant sa décision, Juan Carlos a transmis à son fils la lourde tâche de rénover la Couronne. Mais Felipe dispose d'une marge de manoeuvre étroite, dans un pays où la crise a engendré une perte de confiance dans les institutions.

Aujourd'hui, les Espagnols attendent tout de lui : qu'il trouve une solution pour la Catalogne, pour le chômage (...). C'est un grand souffle d'air frais. Mais le risque de déception est très grand.

Cote Villar, journaliste à El Mundo
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Sans doute son premier dossier brûlant, la poussée séparatiste en Catalogne, à quelques mois du référendum d'autodétermination prévu par les nationalistes en novembre, mettra à l'épreuve les talents de diplomate de Felipe, qui parle catalan et entretient des liens privilégiés avec la région.

Un grand absent

Tout au long de cette journée, la haute silhouette de Felipe éclipsera celle de Juan Carlos, grand absent de la cérémonie et de la réception qui suivra au Palais Royal. Mercredi soir, Juan Carlos, retenant ses larmes, avait signé la loi d'abdication, massivement approuvée par le Parlement. Son dernier acte officiel.

A 76 ans, et après 39 ans d'un règne dont les dernières années ont été marquées par les scandales, c'est un roi usé, appuyé sur des béquilles, qui a passé le témoin à son fils. Un souverain, monté sur le trône le 22 novembre 1975, deux jours après la mort du dictateur Francisco Franco, longtemps très aimé pour avoir mené l'Espagne vers la démocratie.

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