1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Ex-espion empoisonné en Angleterre : Paris va "coordonner sa réponse" avec Londres
2 min de lecture

Ex-espion empoisonné en Angleterre : Paris va "coordonner sa réponse" avec Londres

La France est prête à "coopérer en tant que de besoin avec le Royaume-Uni dans l'enquête en cours", a assuré Jean-Yves Le Drian mercredi 14 mars.

Des policiers à Salisbury, ville où un ancien espion russe a été empoisonné
Des policiers à Salisbury, ville où un ancien espion russe a été empoisonné
Crédit : Adrian DENNIS / AFP
Félix Roudaut & AFP

La France et l'Angleterre vont travailler main dans la main, après la double tentative d'assassinat de Sergei Skripal et de sa fille à Salisbury. La France va se "coordonner" avec Londres "dans les heures qui viennent" sur la réponse à apporter à l'empoisonnement de l'ex-espion russe, a en effet déclaré mercredi 14 mars dans la soirée Jean-Yves Le Drian lors d'un point presse avec son nouvel homologue allemand, Heiko Maas.

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mercredi l'expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux avec la Russie, après avoir déclaré Moscou "coupable" de l'empoisonnement de l'ex-espion sur son sol. Mardi 13 mars, Emmanuel Macron a condamné "une attaque inacceptable" et exprimé la pleine "solidarité de la France avec le Royaume-Uni" mais, contrairement à Londres, Berlin ou Washington, Paris n'a pas jusqu'ici pointé une éventuelle responsabilité de la Russie.

La France se refuse à toute "politique fiction"

L'Hexagone attend de connaître "les conclusions définitives" de l'enquête avant de prendre toute position, avait même indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, en se refusant à toute "politique fiction" sur la réponse à apporter. "Nous avons pleine confiance dans les investigations que conduisent nos partenaires britanniques", a souligné Jean-Yves Le Drian.

La France est prête à "coopérer en tant que de besoin avec le Royaume-Uni dans l'enquête en cours", a-t-il ajouté, en relevant que l'agent neurotoxique utilisé dans l'empoisonnement avait été "développé en secret par la Russie soviétique dans les années 1970". Cette action, "faisant usage pour la première fois d'un agent chimique létal développé clandestinement", porte atteinte à "la sécurité de l'un de nos principaux alliés" et à "la sécurité européenne et la nôtre", a ajouté le ministre français.

À lire aussi

"Nous attendons de la Russie qu'elle participe à cette enquête, qu'elle collabore", a insisté de son côté le nouveau chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré mardi prendre "extrêmement au sérieux" les déclarations de Londres "sur la question de la responsabilité russe dans l'attaque".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/